Higurashi no Naku koro ni - Lorsque les Higurashi chantent...


Maebara Keichi, un jeune lycée menant une vie paisible, emménage dans le village d’Hinamizawa, un hameau perdu dans le japon profond. Pour poursuivre ses études, il intègre la seule école du village, qui mélange tous les âges et toutes les classes à cause du faible nombre d’élèves et de professeurs disponibles. Rapidement, il se lie d’amitié avec des camarades de classe : Sonozaki Mion, Ryuguu Rena, Furude Rika et Houjou Satoko vivent des jours paisibles en compagnie de leur nouveau camarade.
Jusqu’au jour où ces jours prirent fin… Et que le chant des Higurashi retentit…
Peu à peu, Keichi découvre un lourd secret qui pèse sur le village : une sombre histoire de meurtres, de crimes atroces et de disparitions, tous liés à un projet de construction de barrage en amont du village. Il en parle naturellement à ses amies, mais celles-ci évitent le sujet, et coupent court à la conversation. Celles-ci semblent bien plus impliquées qu’on ne le croirait… C’est alors que la tension monte, tombant peu à peu dans la paranoïa, sombrant dans l’horreur la plus indécente pour finalement s’achever dans une brusque et macabre conclusion…
« Peux-tu le croire ?
Ce que tu vois avec tes yeux…
Peux-tu le croire ?
Ce que te donne la vie…
Peux-tu vraiment me croire ? »


Higurashi no Naku koro ni est l’une des séries les plus remarquées de la rentrée dernière, et pour cause : son aspect graphique peut en berner plus d’un, mais Higurashi est bel et bien un animé d’horreur (et d’ailleurs la réalisation générale est plutôt soignée). Une horreur qui se transmet surtout par l’ambiance, et la violence des scènes qui éclatent lorsque l’on s’y attend le moins. Le tout baigné dans une tension grimpante et un mystère omniprésent, sans jamais atteindre le fantastique mais en l’effleurant du bout des doigts : un cocktail qui crée un ambiance malsaine, qui tient en haleine jusqu’au bout.
Higurashi ne joue pas dans le très gore,
mais ça n'empêche pas certaines scènes d'être affreuses !
mais ça n'empêche pas certaines scènes d'être affreuses !
L'opening et l'ending participent aussi pleinement à cette ambiance, chacun d'eux étant très différent de l'autre mais étant tout aussi sombre et oppressant. Des génériques très soignés qui sont un réel plaisir pour l'oeil et les oreilles. j'aime tout particulièrement la musique de l'ending : Why, or Why not qui clos les épisodes en beauté !


L’un des points forts de cette série est aussi sa réalisation en plusieurs petites histoires indépendantes, mettant en scène les mêmes personnages, le même fond scénaristique mais avec un développement différent. Chacun de ces arcs, développé avec plus ou moins de brio, comporte quatre épisodes qui suivent un déroulement commun. Le premier est introduit par une scène particulièrement atroce : massacre, découverte macabre, de quoi vous jeter l’ambiance oppressante dans la figure sans crier gare. Puis l’épisode affiche une ambiance bonne enfant, pleine d’amitié et de jours heureux, et c’est aussi dans ce premier épisode que l’intrigue apparaît : Commencement. Le deuxième est déjà clairement moins gai. L’intrigue s’étoffe, les questions se posent, un évènement déclenche un début de tension : Secret. Le troisième chute dans la tension omniprésente. Les mystères ne sont pas éclaircis, mais la peur et la paranoïa sont partout, et les personnages deviennent effrayants, l’ambiance prend toute son ampleur : Suspicion. Le quatrième épisode : Distorsion. La tension explose, et plonge les personnages dans l’horreur choquante. Les évènements de bousculent et s’entrechoquent, et laissent soudainement paraître une conclusion inattendue, soudaine et macabre. Tragédie qui finit toujours par une mort tranchante et soudaine. Un topo plutôt intéressant, pour une série qui vaut vraiment le coup d’œil, même si après certains arcs maladroits certains auront du mal à s’accrocher jusqu’au bout de la série !
Un uniforme de serveuse plutôt affriolant, non ? ^^'
Il est aussi intéressant de noter que les histoires ne se terminent pas par la résolution de l’intrigue. Du début à la fin, le mystère est toujours là, il est même beaucoup plus étoffé à la fin de l’arc. On peut se dire que les réalisateurs n’avaient pas envie de se prendre la tête, mais en y réfléchissant bien, on remarque que les différents arcs se complètent, et ajoutent peu à peu des briques à notre énigme. C’est en fait à nous de trouver la vérité en la reconstruisant à partir des différents éléments que nous laissent les petites histoires ! Une tâche pas facile, je vous l’accorde, mais plutôt intéressante à accomplir ! Et l’avantage, c’est que ça vous empêchera de rester sur votre fin à la fin du dernier épisode de la série !


Le générique d'ouverture est disponible dans la Mediathèque
Quelques wallpapers en cadeau :
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