Kuroshitsuji - Premier coup d'oeil
Voilà une série bien étrange. Et ce qui est encore plus étrange, c'est que je l'apprécie alors qu'elle regroupe tout ce qui pourrait la rendre détestable à mes yeux. Cette série est la preuve que comme il y a des séries potentiellement intéréssantes qui se révèlent être de grosses déceptions, il y a aussi des séries potentiellement nazes qui au final se révèlent être plutôt sympathiques. Explications.
Kuroshitsuji nous raconte le "quotidien" pour le moins anodin du petit morveux jeune garçon taciturne et mature de la riche famille Phantomhive, de sa troupe d'employés excentriques et surtout de son majordome, Sebastian, qui semble être au centre de l'intrigue, si tant est qu'on puisse dire qu'il y en ait une. Parce qu'en effet Sebastian n'est pas un majordome comme les autres, en dehors de sa serviabilité, de ses aptitudes incroyables et de ses connaissances avancées dans le domaine du raffinement et des bonnes manières, il n'est pas seulement un majordome talenteux mais aussi un démon qui a conclu un pacte avec le jeune héritier (comme il le dit si bien : "watakushi wa akuma de shitsuji desu kara", un jeu de mot qui signifie "Je ne suis rien de plus qu'un majordome" mais aussi "Je suis un démon et un majordome", son sourire troublant est l'image même de sa nature ambigüe. L'intrigue est principalement basée sur le pacte qui lie Sebastian et son maître, le jeune garçon muni d'un cache-oeil devenu orphelin et seul héritier depuis un incendie qui coûta la vie à ses parents trois ans plus tôt, Ciel Phantomhive.
Kuroshitsuji (comprenez "Le Majordome Noir") et aussi avantagée par une réalisation très appréciable, tant dans les scènes comiques que dans les scènes exagérées ou plus sérieuses, la série aurait pu choisir de faire dans la simplicité à cause de l'omniprésence de l'humour et du contrepied constant des évènements, mais il n'en est rien et c'est généralement agréable pour les mirettes. Le charadesign est bon, les costumes soignés et tout ce petit monde est sympathique à regarder et la série baigne dans une esthétique gothique appréciable, surtout lorsque la petite amie autoproclamée de Ciel décide de refaire la décoration du manoir et de déguiser ses habitants en jeunes femmes on ne peut plus kawaï (c'est plutôt amusant de voir Ciel et Sebastian déguisés en demoiselles alors qu'ils se prennent toujours très au sérieux), et en plus de ça l'opening est plutôt classe.
Au niveau de la bande sonore, c'est le même constat : la série a choisi de s'illustrer par des thèmes qui mettent en avant le côté "gothique" de la série : les compositions orchestrales sont donc de mise, et à ma grande surprise elles sont parfois très sympathiques à écouter, l'OST de la série finira sans doute dans ma collection grâce à quelques pistes remarquables, même si le genre musical ne plaît pas à tout le monde j'ai toujours aimé ce type de musique instrumentale, on nous gave trop souvent avec des OST bourrés de J-Pop et sans véritable contenu à côté. La série a parfois des airs d'Ouran High School Host Club, et même si c'est un grand compliment de la comparer à cette excellente série c'est très plaisant de retrouver son humour dans une série de moindre envergure. Les deux séries ont le même sens de la caricature et de la dérision même si Kuroshitsuji est plus sombre et plus anecdotique. Autant le dire tout de suite, tout ça aurait beaucoup plus de mal à passer sans cet humour un peu envahissant, mais c'est aussi ce qui fait son identité.
Au niveau de la bande sonore, c'est le même constat : la série a choisi de s'illustrer par des thèmes qui mettent en avant le côté "gothique" de la série : les compositions orchestrales sont donc de mise, et à ma grande surprise elles sont parfois très sympathiques à écouter, l'OST de la série finira sans doute dans ma collection grâce à quelques pistes remarquables, même si le genre musical ne plaît pas à tout le monde j'ai toujours aimé ce type de musique instrumentale, on nous gave trop souvent avec des OST bourrés de J-Pop et sans véritable contenu à côté. La série a parfois des airs d'Ouran High School Host Club, et même si c'est un grand compliment de la comparer à cette excellente série c'est très plaisant de retrouver son humour dans une série de moindre envergure. Les deux séries ont le même sens de la caricature et de la dérision même si Kuroshitsuji est plus sombre et plus anecdotique. Autant le dire tout de suite, tout ça aurait beaucoup plus de mal à passer sans cet humour un peu envahissant, mais c'est aussi ce qui fait son identité.
Kuroshitsuji n'a donc ni la prétention ni les moyens d'être une grande série, mais elle n'en reste pas moins agréable à regarder grâce à son humour et son penchant sérieux pour la dérision qui fait passer comme un rien un côté shônen-ai à priori repoussant et une histoire un peu tristounette à tendance goth sans grand intérêt, tout ça en jouant de ses atouts pour charmer un public averti ou néophyte dans le domaine des tensions sexuelles entre bishônen (ne me dites pas que vous n'aimez pas ça, y'en a plus dans Death Note que dans Kuroshitsuji). A voir pour les frasques des habitants de la résidence Phantomhive et pour les multiples talents du majordome Sebastian, décidément très doué et plein de ressources. Gageons que la série conservera son humour et ne se perdra pas dans la liaison entre le jeune majordome et son maître, même si cette dernière est apparemment l'unique fil conducteur des différents épisodes de la série. Ou peut-être que la palette de personnages se complètera encore par la suite pour un développement plus sérieux, ça ne pourrait être q'une bonne chose. Une chose est sûre : avec Kuroshitsuji, les fangirls/boys en tous genres sont servis, gare aux dérivés tordus qui ont déjà dû baffouer l'innocence de 4chan et Konachan (la blague, comme si on savait pas déjà où aller chercher nos hentai) !




Pour ceux qui se sentiraient perdus et/ou effrayés, n'hésitez pas à lire le petit manuel Kuroshitsuji du débutant ! La série est adaptée d'un manga qui a pas mal de succès au pays du Soleil levant pour ceux que ça intéresse ~
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