Bokurano - Premier coup d'oeil
Cette rentrée nous dévoile décidément énormément de séries prometteuses, après avoir passé des soirées entières à regarder les dernières nouveautés, j'ai eu pas mal d'agréables surprises, l'une d'elles m'intéresse particulièrement et j'y prêterai une attention toute particulière lors de la suite de la série : j'ai nommé Bokurano.




Ce qui m'a tout d'abord frappé lorsque j'ai regardé ce premier épisode, c'est sans doute l'opening exceptionnel de Chiaki Ishikawa : Uninstall. Une musique mystérieuse et empreinte d'une certaine tristesse, des paroles dures et éloquantes, des images simples mais tout aussi marquantes avec une animation parfaite. Il est rare de voir un opening communiquer à ce point l'esprit d'une série. Une pure merveille, je n'avais pas vu de générique si prenant depuis un moment, et je dois avouer que ça commençait à me manquer. Quoi qu'il en soit, après avoir frôlé l'orgasme avec l'opening, on se plonge à merveille dans l'histoire, même si celle-ci paraît un peu classique au départ.
Un groupe d'adolescents de cinquième sont en sortie pendant les vacances d'été sur l'île de Mitomo, et ils trouvent une grotte au bord de la plage. Décidant de l'explorer, ils tombent sur un homme étrange qui se fait appeler "Kokopeli" et qui leur dit qu'ils vont participer à un jeu dont le but est d'éliminer quinze envahisseurs venant de l'espace avec un immense robot noir. Le soir même, le groupe se réveille sur la plage, et découvrent avec stupéfaction l'immense robot près de l'île. C'est alors qu'il sont envoyés à l'intérieur, et qu'ils retrouvent Kokopeli qui leur fait une démonstration du pouvoir du robot et bat un premier adversaire plutôt faible. L'homme n'a pas le temps de leur dire qu'il est désolé que les enfants se retrouvent déjà sur la plage, et observent le robot disparaître lentement.




Au premier abord, on pourrait dire que cette série est encore l'un de ces animés à méchas de mauvaise qualité, mais bien des points la différencient déjà d'une série classique, qui met plutôt en avant la psychologie des adolescents. En effet, dès ce premier épisodes, au travers d'actes anodins, on voit tout de suite le caractère de chacun des personnages. C'est ainsi qu'on retrouvera un meneur, un martyr, une garçon manquée, comme des personnages à la psychologie beaucoup plus marquée et plutôt sombre. Il faut aussi noter la présence de la petite soeur d'un adolescent qui la méprise, qui est tout juste en CM2, et qui aura certainement un rôle important dans l'histoire puisqu'elle est la seule à se différencier des autres au niveau de l'âge. Kana, c'est son nom, est pourtant loin de la gamine classique survoltée qu'on retrouve dans les animés. C'est une petit fille qui touche le réalisme de si près qu'elle en ferait presque peur, on voit facilement dans tous ces personnages une représentation des gens de la société moderne ! Le fait que les adolescents découvrent peu à peu que tout ça n'est pas un jeu mais bien la réalité apportera sûrement aussi des moments forts au scénario. Rien qu'en observant la psychologie si développée de tous ces personnages, ont peut affirmer que la série va très rapidement nous plonger dans la tragédie et la complexité du comportement humain. Après tout, ce n'est pas pour rien que la série est aussi classée dans le genre "horreur". On peut donc espérer, d'après beaucoup de points qui ressortent de cet épisode et l'opening sublime de la série, que Bokurano deviendra certainement une série très intéréssante par la suite. Et ce n'est pas la manga qui viendra prouver le contraire, les fans de la série papier le savent bien. Si cette série animée prend vraiment le temps de développer la psychologie des personnages, elle pourrait bien être incroyablement dure et éloquente, tout comme l'est assurément le manga. Il ne faut pas s'y fier, Bokurano est loin de s'adresser à un public jeune !




Ce premier épisode est dans l'ensemble parfaitement animé, mais on en attend pas moins des séries récentes. Même si le chara-design m'avait paru un peu déplacé au départ, je le trouve finalement réussi et plutôt agréable. Les décors sont eux aussi très agréables, on voit qu'il y a du soin dans la réalisation. J'ai bien aimé la toute première scène, où on voit un oiseau dévorer une chenille sur une branche. On pourrait très bien comparer l'oiseau noir au robot, et la chenilles aux enfants inconscients de ce qui leur arrive, une belle métaphore pour commencer une série ! Au niveau des musiques, je trouve ça agréable sans pour autant avoir entendu de musique vraiment marquante, mais rien d'alarmant, ce n'est que le premier épisode après tout, et puis je suis certain que la série a déjà tout ce qu'il faut pour se faire connaître. Le combat contre le robot et le premier adversaire a éveillé beaucoup de critiques négatives. On parle de combat lent, de modélisation ratée et de ratée pour une série qui se dit mécha. Personnellement, je pense que Bokurano est loin d'être la série à regarder si on cherche uniquement du "mécha", elle va beaucoup plus loin que ça. J'ai trouvé la modélisation en adéquation avec le design de la série : c'est simple, et ça adhère à l'ensemble. Le design du robot change des clichés habituels, c'est un bon point. Ce gros tas de ferraille de cinq-cent mètres ne ressemble à rien à un humain, et c'est tant mieux. J'aurais été déçu de voir un Gundam aux couleurs pastiques à la place de cet énorme robot noir mystérieux qu'est Zearth. Quand au combat, pour moi il n'est absolument pas fait pour mettre en scène de la haute voltige robotique mais met au contraire vraiment en évidence le caractère imposant des machines, et le fait que les habitants ne puisse pas le voir. C'est un combat lent, imposant et massif, et ça montre bien qu'à côté de ça les humains sont peu de chose (les habitants de l'île sont effrayés face aux secousses et aux éclairs qui traversent le ciel et n'ont pas idée de l'existence des deux machines). En bref, je respecte la réalisation, qui a voulu montrer quelque chose de précis et pas un simple combat de méchas. J'adhère.




Un premier épisode qui nécessite forcément au moins un deuxième pour en savoir plus, puisqu'à mon avis il reste bien des choses intéressantes à découvrir de la série. Bokurano reste pour moi un très bonne surprise de cette rentrée, et j'espère que les studios Gonzo sauront être à la hauteur du manga par la suite :)
Ce qui m'a tout d'abord frappé lorsque j'ai regardé ce premier épisode, c'est sans doute l'opening exceptionnel de Chiaki Ishikawa : Uninstall. Une musique mystérieuse et empreinte d'une certaine tristesse, des paroles dures et éloquantes, des images simples mais tout aussi marquantes avec une animation parfaite. Il est rare de voir un opening communiquer à ce point l'esprit d'une série. Une pure merveille, je n'avais pas vu de générique si prenant depuis un moment, et je dois avouer que ça commençait à me manquer. Quoi qu'il en soit, après avoir frôlé l'orgasme avec l'opening, on se plonge à merveille dans l'histoire, même si celle-ci paraît un peu classique au départ.
Un groupe d'adolescents de cinquième sont en sortie pendant les vacances d'été sur l'île de Mitomo, et ils trouvent une grotte au bord de la plage. Décidant de l'explorer, ils tombent sur un homme étrange qui se fait appeler "Kokopeli" et qui leur dit qu'ils vont participer à un jeu dont le but est d'éliminer quinze envahisseurs venant de l'espace avec un immense robot noir. Le soir même, le groupe se réveille sur la plage, et découvrent avec stupéfaction l'immense robot près de l'île. C'est alors qu'il sont envoyés à l'intérieur, et qu'ils retrouvent Kokopeli qui leur fait une démonstration du pouvoir du robot et bat un premier adversaire plutôt faible. L'homme n'a pas le temps de leur dire qu'il est désolé que les enfants se retrouvent déjà sur la plage, et observent le robot disparaître lentement.
Au premier abord, on pourrait dire que cette série est encore l'un de ces animés à méchas de mauvaise qualité, mais bien des points la différencient déjà d'une série classique, qui met plutôt en avant la psychologie des adolescents. En effet, dès ce premier épisodes, au travers d'actes anodins, on voit tout de suite le caractère de chacun des personnages. C'est ainsi qu'on retrouvera un meneur, un martyr, une garçon manquée, comme des personnages à la psychologie beaucoup plus marquée et plutôt sombre. Il faut aussi noter la présence de la petite soeur d'un adolescent qui la méprise, qui est tout juste en CM2, et qui aura certainement un rôle important dans l'histoire puisqu'elle est la seule à se différencier des autres au niveau de l'âge. Kana, c'est son nom, est pourtant loin de la gamine classique survoltée qu'on retrouve dans les animés. C'est une petit fille qui touche le réalisme de si près qu'elle en ferait presque peur, on voit facilement dans tous ces personnages une représentation des gens de la société moderne ! Le fait que les adolescents découvrent peu à peu que tout ça n'est pas un jeu mais bien la réalité apportera sûrement aussi des moments forts au scénario. Rien qu'en observant la psychologie si développée de tous ces personnages, ont peut affirmer que la série va très rapidement nous plonger dans la tragédie et la complexité du comportement humain. Après tout, ce n'est pas pour rien que la série est aussi classée dans le genre "horreur". On peut donc espérer, d'après beaucoup de points qui ressortent de cet épisode et l'opening sublime de la série, que Bokurano deviendra certainement une série très intéréssante par la suite. Et ce n'est pas la manga qui viendra prouver le contraire, les fans de la série papier le savent bien. Si cette série animée prend vraiment le temps de développer la psychologie des personnages, elle pourrait bien être incroyablement dure et éloquente, tout comme l'est assurément le manga. Il ne faut pas s'y fier, Bokurano est loin de s'adresser à un public jeune !
Ce premier épisode est dans l'ensemble parfaitement animé, mais on en attend pas moins des séries récentes. Même si le chara-design m'avait paru un peu déplacé au départ, je le trouve finalement réussi et plutôt agréable. Les décors sont eux aussi très agréables, on voit qu'il y a du soin dans la réalisation. J'ai bien aimé la toute première scène, où on voit un oiseau dévorer une chenille sur une branche. On pourrait très bien comparer l'oiseau noir au robot, et la chenilles aux enfants inconscients de ce qui leur arrive, une belle métaphore pour commencer une série ! Au niveau des musiques, je trouve ça agréable sans pour autant avoir entendu de musique vraiment marquante, mais rien d'alarmant, ce n'est que le premier épisode après tout, et puis je suis certain que la série a déjà tout ce qu'il faut pour se faire connaître. Le combat contre le robot et le premier adversaire a éveillé beaucoup de critiques négatives. On parle de combat lent, de modélisation ratée et de ratée pour une série qui se dit mécha. Personnellement, je pense que Bokurano est loin d'être la série à regarder si on cherche uniquement du "mécha", elle va beaucoup plus loin que ça. J'ai trouvé la modélisation en adéquation avec le design de la série : c'est simple, et ça adhère à l'ensemble. Le design du robot change des clichés habituels, c'est un bon point. Ce gros tas de ferraille de cinq-cent mètres ne ressemble à rien à un humain, et c'est tant mieux. J'aurais été déçu de voir un Gundam aux couleurs pastiques à la place de cet énorme robot noir mystérieux qu'est Zearth. Quand au combat, pour moi il n'est absolument pas fait pour mettre en scène de la haute voltige robotique mais met au contraire vraiment en évidence le caractère imposant des machines, et le fait que les habitants ne puisse pas le voir. C'est un combat lent, imposant et massif, et ça montre bien qu'à côté de ça les humains sont peu de chose (les habitants de l'île sont effrayés face aux secousses et aux éclairs qui traversent le ciel et n'ont pas idée de l'existence des deux machines). En bref, je respecte la réalisation, qui a voulu montrer quelque chose de précis et pas un simple combat de méchas. J'adhère.
Un premier épisode qui nécessite forcément au moins un deuxième pour en savoir plus, puisqu'à mon avis il reste bien des choses intéressantes à découvrir de la série. Bokurano reste pour moi un très bonne surprise de cette rentrée, et j'espère que les studios Gonzo sauront être à la hauteur du manga par la suite :)
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