Negima!? - Magister Negi Magi Evolved

Publié le par Gen'Seirin' Kokoro

Cette rentrée regorge de séries prometteuses, il n’en fallait pas plus pour me donner envie de me lancer dans de nouvelles séries à succès. Parmi elles : Negima!?














Le scénario de départ est simple : Negi Springfield, un magicien de 10 ans se retrouve à enseigner l‘anglais dans une école de filles pour avoir son diplôme de magie. Simple ? A première vue, peut-être, mais quand on fouille un peu, les choses se compliquent très  vite, et là où on peut voir une simple excuse pour coller un gamin au milieu d’une bande de tigresses, on découvre au fur et à mesure beaucoup plus que ça…





Negima… Mais… Cette série n’existe-t-elle pas déjà, me demanderez-vous l’air ébahi ? Même qu’elle porte le doux nom de Negima!. C’est exact, mais comme beaucoup d’entre vous avez pu le remarquer, la série était plus que décevante, autant au niveau graphique (charadesign beaucoup trop léger, filles aux cheveux presque fluo…) qu’au niveau scénaristique (c’est simple, la série retraçait exactement le manga, en beaucoup moins complet). On peut reprocher énormément de choses à cette ancienne série, et même son auteur est d’accord sur ce point. En effet, Ken Akamatsu (auteur entre autres du fameux Love Hina) a été très déçu par le travail des studios Xebec, à qui il avait confié la série. Celle-ci ne correspondait pas du tout à l’idée qu’il se faisait de la série animée, c’est une toute autre ambiance que Ken imaginait pour sa création. La série, même si elle ravissait quelques fans, manquait à l’évidence de sérieux, autant dans la réalisation que dans le concept lui-même. C’est ce qui a poussé cette année l’auteur à se tourner vers un autre studio pour animer son bébé : j’ai nommé Shaft !

C’est ainsi qu’est née la nouvelle série mettant en scène Negi Springfield le maître magicien, dans un contexte beaucoup plus sérieux et travaillé ! Son nom : Negima!?, tout simplement !














La différence entre les deux séries est remarquable : que ce soit dans l’animation, le charadesign, les musiques, la mise en scène et le scénario, le tout bénéficie d’un travail beaucoup plus soigné, ce qui manquait énormément à l’ancienne série. Les studios Shaft n’ont pas pris leur tâche à la légère, et font de la série une des plus attendues de cette rentrée (en effet, les premiers épisodes ne sont encore disponibles qu’en fansub anglais… patience !).

Penchons-nous tout d’abord sur le scénario. Même si ces premiers épisodes n’en montrent pas énormément, on se rend tout de suite compte que celui-ci est très différent de celui du manga. C’est bien simple, les choses sérieuses commencent tout de suite : Evangeline fait des siennes, et suce le sang des élèves dès l’arrivée de Negi dans l’académie, alors qu’il lui fallait deux tomes pour se montrer dans le manga ! La première scène montre d’ailleurs un combat entre celle-ci et Maître Thousand, le père de Negi, disparu depuis des années. On retrouve toujours l’humour de la série, mais dans un ton largement différent, et surtout beaucoup moins présent qu’auparavant. L’idée même de petites culottes (je me réfère surtout au manga là) a complètement disparue, et même si l’humour est toujours aussi peu recherché, ça passe quand même beaucoup mieux. A la différence de la précédente série, cette fois-ci les scènes sérieuses sont beaucoup mieux retranscrites, ce qui facilite énormément l’immersion et la cohérence du tout. Pour faire simple, la qualité est là, il n’y a qu’à se pencher un peu pour s’en rendre compte.














Au niveau des musiques, le changement est tout aussi radical que pour le scénario : on passe des thèmes à deux balles très cucu à de réelles compositions, il suffit de voir l’opening pour s’en rendre compte. Même si celui de cette nouvelle série est plutôt original, il met vraiment dans le bain, et montre tout à fait que là, on s’attaque à du sérieux. La musique 1000% Sparkling est une pure réussite, et les images ne sont pas là pour prouver le contraire. Couleurs sobres, décors pour le moins spécial (des tables de classes empilées partout !), avec nos filles qui font leur show en plein milieu. Tout simplement génial.
Les compositions durant la série bénéficient de tout autant de soin, même si toutes les musiques ne m’emballent pas. Il suffit d’écouter la musique des premières secondes de l’animé : un pur délice. C’est du symphonique, de l’orchestral, et c’est un pur délice pour les oreilles. La petite musique de l’ancienne série est bien loin. Je dirais même sans hésiter que cette nouvelle série offre une composition touchante, qui participe pleinement à l’aspect sérieux de la série. La musique qui suit dans la sorte d’introduction de l’animé, est tout aussi épatante : une composition très sérieuse, sombre, qui fait ressortir la profondeur de l’histoire magique qui n’est finalement pas si drôle qu’elle n’y paraît. J’ai rarement vu d’aussi bonnes compositions pour une série animée. Tout ça promet, j’en frissonne en imaginant l’ampleur des scènes que donneront des musiques de ce niveau ! Les bruitages bénéficient eux aussi d’un soin tout particulier, j’éprouverais autant de plaisir à écouter le son sans les images. Encore une fois, de la grande qualité.














Après visionnage des premiers épisodes, si j’avais une chose à reprocher  cette nouvelle série, ce serait les quelques laisser aller au niveau de l’animation, qui se laissent vite oublier par la qualité du reste de la série. Ce nouveau Negima risque de déconcerter les fans de l’ancienne série, mais il en aura gagné beaucoup plus en contrepartie !

Publié dans Japanimation

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