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Dimanche 22 juillet 2007


Zero no Tsukaima
(comprenez « Le Familier de Zero ») est une petite série sans prétention sortie courant 2006 à la réalisation assez basique mais pourtant assez remarquée. Avec une réalisation moyenne, un scénario très classique et des personnages tous aussi clichés les uns que les autres, le succès était peu probable, et l’apparition d’une seconde saison était encore moins prévisible. Pourtant les faits sont là : même avec la multitude de défauts de la série, la sauce prend sans problème, et c’est avec plaisir qu’on retrouve Louise et Saito dans une toute nouvelle saison pleine de surprises !

 

Le scénario de la série est basique, et frise même le ridicule : Louise Françoise Leblanc de la Valliere est une magicienne plutôt mauvaise, elle ne manque d’ailleurs pas d’entretenir sa réputation de catastrophe ambulante dès qu’une occasion se présente. Ce manque de pratique lui a rapidement valu le surnom de « Zero », qui est à peu près le taux de réussite de ses sorts magiques. Le jour du rituel d’invocation des familiers, où tous les étudiants doivent faire apparaître un familier qui les suivra durant toute leur vie. Alors que ses camarades invoquent furets, dragons et autres créatures, Zero se retrouve avec un humain nommé Saito, tout droit venu du Japon moderne ! Voilà le point de départ d’une longue histoire, et des pires délires sado-mazo-fantaisistes de l’histoire de l’animation :)

 

Ce qui fait le point fort de la série, ce sont avant tout ses personnages. Mêmes s’ils sont à l’extrême des clichés de l’animation, leur caractère est exploité à leur maximum, la série enchaînant les situations abracadabrantes les unes après les autres avec toujours autant d’humour et de répartie, oubliant parfois de se prendre au sérieux pour mieux faire ressortir la personnalité marquée des personnages. Louise, tout d’abord, est une tsundere classique (un personnage combatif et excentrique qui cache, parfois avec maladresse, des sentiments bien plus affectueux, la plus célèbre étant sans doute Shana, de l’animé Shakugan no Shana), Saito est quant à lui le classique jeune homme combatif des animés, on trouve aussi bien d’autres clichés à la limite de la caricature, comme Tabitha, aussi froide et expressive qu’un iceberg (une Nagato-Yuki-Like, en somme, ça devient de plus en plus courant dans les séries animées), Kirche, bimbo atypique au décolleté accueillant, Siesta, la maid écervelée typique ou encore Montmorency et son chevalier servant, archétypes de la demoiselle croqueuse d’homme et de l’androgyne charmeur et élégant. Mais ça ne s’arrête pas là : ce qui fait le charme de ces personnages et qui les rend si attachants, c’est aussi les liens qui les unissent : Louise et Saito forment un duo mouvementé où le jeune homme passe pour un animal domestiqué à coup de cravache, Montmorency n’ayant que faire des courtoisies de son chevalier servant qui n’arrive définitivement pas à la séduire, et j’en passe. Je pense pouvoir dire sans problème que la série vaut le coup d’œil rien que pour les relations entre les personnages, qui mettent un petit coup de renouveau aux clichés de l’animation. On aura beau répéter que tel ou tel personnage est cliché, il ne faut pas oublier que ce sont de tels personnages qui ont un jour fait les clichés de l’animation japonaise ! Le fait que Saito viennent du Japon moderne fait de la série un joli mélange de genres, même si on peut facilement se demander si ce jeune homme avait vraiment une vie avant d’être invoqué par Louise. Il éprouve à peine un petit manque pour le Japon et sa cutlure, mais pas à un seul moment on n’entend parler de sa famille ou de ses amis, il faut croire qu’il n’avait absolument pas de vie avant d’arriver dans ce nouveau monde. Apparemment, mettre en place des relations si étroites entre des personnages que tout oppose nécessite parfois des sacrifices incohérents, même pour des scénaristes avisés.

 

Le scénario, quand à lui, tient une place minime dans la série, il n’est qu’une excuse pour mettre en avant les personnages et les liens qui les unissent. Le preuve en est qu’il dépasse même le cliché : l’histoire générale est basique, ce n’est vraiment pas le genre de série qui étonne par des chamboulements scénaristiques inattendus, c’est d’ailleurs tout le contraire. On voit venir la suite du scénario comme un éléphant sur un trottoir, si biens qu’à peine le trame générale abordée on sait déjà comment tout va se conclure. Adieu les couloirs complexes du déroulement de l’histoire, quelques lignes suffisent pour en citer les points importants. Mais encore une fois, ce n’est absolument dans le scénario que réside l’intérêt de la série. Et puis, peut-être que tout ça s'améliorera dans la seconde saison de l'animé, ça serait loin d'être de trop.

 

La seconde saison, Futatsuki no Kishi, démarre vraiment en trombe. Dès le premier épisode, on voit apparaître le point de départ de la trame scénaristique, avec un humour toujours omniprésent et un ensemble beaucoup plus maîtrisé. Une princesse en détresse, nos deux acolytes toujours prêts à tout faire exploser, et ça repart de plus belle ! Une fois les bases de la première saison établies, la série peut enfin dévoiler tout son potentiel, et ce ne serait pas une mauvaise chose qu’elle prenne un bon coup de sérieux au passage (même si ce n’est malheureusement pas le cas pour l’instant). La différence entre les deux openings est flagrante : alors que le premier était très léger et assez plat, si bien qu’il n’apportait rien à la série, le deuxième prend vraiment aux tripes même s’il garde un indéniable côté enjoué. Un refrain qui reste en tête, un rythme qui emporte : que ce soit dans la musique ou la réalisation, ce second générique nous plonge définitivement dans une ambiance beaucoup plus recherchée et attirante, et aussi bien plus sérieuse que celle de la précédente saison. C’est donc avec beaucoup d’espoir que j’attends la suite de cette nouvelle saison, en espérant voir la série devenir un peu plus sérieuse tout en gardant les points positifs qui ont fait le succès de la première saison. Avec cette seconde saison, Zero no Tsukaima prend vraiment son envol et dévoile une toute nouvelle facette, qui pourrait très bien la faire passer de série « moyenne » à « très bonne » d’ici quelques temps si les studios qui s’occupent de la série réussissent à exploiter tout son potentiel en seulement douze épisodes supplémentaires…
Par Gen'Seirin' Kokoro - Publié dans : Japanimation
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