Seirei no Moribito - Premier coup d'oeil

Publié le par Gen'Seirin' Kokoro


Et quel coup d’œil, j’en ai encore plein les mirettes ! Dès les premières secondes du générique, on sent qu’on a affaire à quelque chose d’inhabituel. Des images sublimes, une animation superbe, une impression de liberté qui s’empare de nous dès les premières notes de la musique Shine du groupe L’Arc-en-Ciel, on s’envolerait avec plaisir dans les nuages en regardant l’opening de Seirei no Moribito, qui s’annonce déjà comme une série de grande qualité !

 













Et ça n’a rien d’étonnant, quand on sait que l’équipe qui travaille sur le projet n’est autre que Production I.G, les créateurs de la plupart des Ghost in the Shell ou d’autres séries reconnues comme Blood+, et que la série est l’adaptation d’une saga littéraire de Naoko Ueashi. Au niveau de l’animation, on sent tout de suite qu’on est face à quelque chose d’exceptionnel, et ce dès les premières secondes de l’épisode. Je suis resté bouche bée devant un simple mouvement de tête animé avec une fluidité rare. Les décors bénéficient de tout autant de soin : c’est coloré, c’est chaud et vivant, avec une touche de 3D très appréciable, sans oublier des cieux d’une rare beauté jouant à la perfection avec les teintes des nuages qui filent entre les montagnes. Vous l’aurez deviné, rien que pour son animation sensationnelle, l’animé vaut le coup d’œil, et c’est d’autant plus impressionnant quand on se rend compte que celle-ci égale et dépasse même largement celle de films animés à gros budget. Pour un premier épisode, c’est une prouesse technique qui nous est offerte, il faut simplement espérer avoir droit à autant de qualité tout au long de la série !














Le background lui aussi a le mérite d’être intéressant, puisqu’il s’attarde sur une période très peu convoitée dans la japanimation : la Chine Ancienne. On se retrouve donc dans d’étroites vallées verdoyantes qui côtoient les hauts sommets de l’Himalaya, avec un paysage très agricole et des rizières à profusion. Des paysages qui participent largement à cette impression de liberté que dégage l’opening. Même s'il semble un peu décalé par rapport à l'univers de la série, je trouve que l'impression d'évasion qui s'en dégage est excellente et très représentative d'un certain côté de l'animé. La série se base sur une plan historique bien défini, mais se permet tout de même d’y ajouter une touche de fantastique et de magie : juste assez pour s’immerger facilement dans cette époque sans pour autant se sentir plongé dans ennuyeux cours d’histoire. Le background est en place, l’animation est là pour le faire vivre comme jamais, on en viendrait presque à croire qu’il n’y a même pas besoin de scénario pour nous emporter dans l’univers de la série. Et pourtant là aussi, Seirei no Moribito prouve qu’il a de quoi plaire même s’il reste délibérément évasif.














Le personnage principal est une femme armée d'une lance nommée Balsa (la femme hein, pas la lance...). Ce n’est pas une adolescente, elle arbore avec fierté sa bonne trentaine d’années et paraît très sage et nostalgique. Elle est vêtue simplement avec des voiles de tissus, la série ne laisse pas de place au fan-service et autres tenues légères qui assurent d'habitude l’abondance des fans : Balsa a un physique tout à fait habituel, elle est même plutôt potelée, et c’est ce qui la rend tout de suite attachante. Enfin un animé qui ne montre pas les femmes-héroïnes au physique parfait et caricaturé ! Balsa est une femme mature et intelligente, qui voyage pour expier ses pêchers passés. On peut néanmoins noter qu’elle a une forte tendance à parler seule : les héros d’animés on souvent l’habitude de penser à voix haute, mais Balsa le fait carrément à haute et intelligible voix, comme si elle s'adressait à quelqu'un près d'elle... A vrai dire, c’est la seule chose qui m’ai vraiment gêné dans ce premier épisode, mais ce n’est qu’un détail, je ne sais pas vraiment s’il est volontaire ou juste maladroit… Espérons juste que ça ne devienne pas gênant au fil des épisodes, la qualité du doublage est primordiale dans les séries de ce type.














Jettons un œil à ce qui se passe dans ce premier épisode : alors qu’elle arrive juste dans la paisible contrée paysanne de Yobo, la guerrière sauve de justesse un membre de la famille royale au bord de la noyade, le prince Chagnum, tout deux sortant indemne de l’incident grâce à l’intervention d’un mystérieux champ de force qui les empêche de se noyer. Après l’incident, elle est expressément invitée à passer la nuit au palais par l’Impératrice elle-même.  Balsa se verra obligée d’accepter une mission périlleuse : protéger le prince qui est menacé par les assassins de son père l’Empereur pour de bien troubles raisons. L’histoire paraît un peu classique, voire presque maigre, mais on peut déjà imaginer qu’elle va s’étaler plus longuement par la suite, même si elle ne semble être qu’une excuse pour développer l’histoire de ces deux personnages totalement opposés que sont Balsa et Chagnum, jeune prince héritier de onze ans. Ce petit enfant prodige semble déjà plus classique, mais nous verrons bien ce que les scénaristes nous réservent, avec autant de qualité sous les yeux on ne peut qu’espérer ne pas être déçu par la suite de la série.














Ce premier épisode de Seirei no Moribito montre pleinement la qualité de son animation, délaissant presque le scénario qui ne prend qu’une place mineure dans ce début d’histoire. J’espère néanmoins que la suite nous réservera tout autant de qualité et que la scénario prendra vraiment forme, ce serait dommage si la série tombait dans l’ennui alors qu’elle peut facilement nous tenir en haleine tout au long des épisodes, ne serait-ce que par la qualité de son animation, de son background et son personnage principal pour le moins rafraîchissant !

Publié dans Japanimation

Commenter cet article

Gen'Seirin' Kokoro 15/12/2008 09:04

Le personnage de Balsa est avant tout attachant parce qu'il frôle la mort dès les premiers épisodes de la série, elle la remet d'ailleurs elle-même en question plus tard dans la série, ce qui effectivement la différencie largement des héros invincibles habituels. Son âge aussi change des normes du genre puisque la dame a une bonne trentaine revendiquée, et c'est pas plus mal. Enfin un personnage adulte assumé, ça change des ados de 14 ans qui donnent physiquement l'impression d'en avoir le double (mais je ne remet pas en cause la maturité précoce, au contraire, des fois c'est juste très gros, et je ne parle pas du bonnet des demoiselles en question).On peut cependant espérer une suite à la série, qui ne viendra sans doute jamais même si elle existe bel et bien our la série de novels dont elle est tirée.

Tim 13/12/2008 11:50

Comme tu le dit trés bien, les dessins sont magnifiques. Les combats aussi sont très bien réalisés, je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un nouveau style mais l'innovation est de part dans les combats :Pas de duel irréaliste (quoi que)Des combats fluides, rapides mais pas brouillons. On peut discerner chacun des mouvements.Des les premières scènes, on sent bien que l'héroine n'est pas une sorte de superman.Enfin bref, j'ai bien apprécié cet anime.