Cinéma - Cloverfield ~ En salles le 06/02/08
« Alors que cinq jeunes New-Yorkais organisent une soirée pour le départ d'un de leurs amis, un monstre de la taille d'un gratte-ciel envahit Manhattan... Caméra au poing, ils nous livrent l'unique témoignage de la lutte sans merci qu'ils vont mener pour leur survie. »
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Cloverfield, c'est un film qui a fait énormément parler de lui sur le net depuis Juillet 2007, date de la première diffusion du teaser du film. En pas plus de deux minutes, cette petite vidéo d'un film qui n'avait bénéficié d'aucune promotion auparavant a réussi à capter l'attention d'un très large public (elle a d'ailleurs déjà été vue plus de 300 000 fois sur AlloCiné !) en distillant une dose d'informations très mince qui a pourtant éveillé la curiosité de nombreux spectateurs. Le film Cloverfield, produit par J.J. Abrams (le créateur de la série à succès Lost : Les disparus), a la particularité principale d'avoir été tourné en caméra amateur, le plus souvent par les acteurs eux-même, à la façon du Projet Blairwitch, tout en bénéficiant d'effets spéciaux importants et d'une réalisation dernier cri. A la manière de l'idole de science-fiction japonaise Godzilla (plus tard intégrée au box-office américain), nous nous retrouvons plongés dans un New York en proie aux attaques d'une créature titanesque venue des profondeurs de l'océan, mais cette fois pas de plans large sur la créature géante : c'est l'action et les personnages qui priment et la bête n'est jamais montrée directement à l'écran, on en vient même à se demander comment un monstre de la taille d'un gratte-ciel peut si bien se cacher, on croirait presque avoir affaire à un prédateur vicieux qui chasse ses proies dans l'ombre alors qu'il suffirait d'un simple coup de patte pour les écraser. C'est néanmoins le point fort du film, avec les prises de vue qui donnent à l'histoire un réalisme saisissant qui nous ferait presque croire à de véritables images d'archive. Même le casting est composé d'acteur peu connus pour faciliter l'immersion du public dans le film, un peu comme l'avait fait la série Heroes avec des acteurs désormais célèbres. Mais derrière cet aspect caméra amateur, le film garde un grand nombre de repères cinématographiques et fait même souvent référence à d'autres blockbusters du genre (comme pour l'image de la statue de la liberté décapitée, qu'on retrouve dans le film d'anticipation New York 1997).
Encore une fois, nous sommes face à un danger pesant sur la ville de New York, la ville américaine semble être devenue au fil des films et des séries le symbole de l'Amérique, et même de l'humanité même si on en croit les nombreuses "fins du monde" auxquelles elle est confrontée dans les fictions. C'est bien simple : on compare toujours la destruction de New York à la fin du monde, à tort ou à raison. J.J Abrams a d'ailleurs précisé qu'à l'instar du Godzilla japonais qui était l'image de la peur d'une attaque nucléaire (peur issue de la destruction d'Hiroshima, pour ceux qui ont du mal en histoire), le monstre géant de Cloverfield se voulait être l'incarnation de la peur de la destruction et des attentats chez les américains et dans les pays dits "libres" (on pense sans problème aux attentats du 11 Septembre 2001). L'image de la statue de la liberté décapitée est aussi une image évidente de cet aspect du film. En dépit de ça, le producteur du film précise aussi qu'il est principalement basé sur ses personnages, sur leur manière de vivre le cataclysme et leurs relations, et qu'il n'est pas une mise en spectacle de la créature. Le film n'explique ni ses origines, ni ses raisons d'être à New York, J.J Abrams annoncera simplement : "C'est un bébé. C'est un nouveau né. Il est confus, désorienté et de mauvaise humeur. Et il a été plongé au fond de l'eau pendant des années". Aucun nom officiel ne lui aura été donné, et c'est le surnom de Clover qui aura pris le dessus sur le net. Certaines sources citent aussi le Bloop, petit nom donné à une fréquence sonore sous-marine d'origine inconnue captée en 1997, comme source d'inspiration du producteur du film, avec la nouvelle de H.P Lovecraft mettant en scène la créature mythique monstrueuse Cthulhu (dont les droits d'adaptation en film ont d'ailleurs été acquis depuis plusieurs années par les studios Bad Robot, ceux même qui ont produit Cloverfield).
La film est sorti en salles depuis ce week-end aux Etats-Unis avec des recettes s'élevant à 41 millions de dollars en moins d'une semaine (nombre moins impressionnant qu'il n'y paraît, même l'audience est décuplée là-bas du fait de la population du pays et n'est que légèrement supérieure au pourcentage moyen d'audience en France), ce qui est quand même un record pour un lancement en Janvier, et le buzz que le film a occasionné sur le net n'y est certainement pas pour rien. Annoncé pour le 6 Février en France, Cloverfield reste un film très intéréssant et plein de bonnes idées, même si ceux qui ont du mal à avaler les prises de vue caméscope y trouveront toujours quelque chose à redire, ce qui vaut au film d'être autant adulé que méchamment critiqué de part la toile, comme l'était plus modestement le Projet Blariwitch à l'époque. Il ne faut pas non plus y voir un clone ou une suite de Godzilla, même si on trouve des idées communes aux deux films cette production ne tape pas du tout dans le même genre, ni dans le même public, il faut dire que le Godzilla américain offrait une vision sacrément idéalisée de de l'Amérique moderne avec des personnages angéliques gentillets, un scénario en béton, et sa prouesse cinématographique de grosse bête effrayante mais sensible, ce qui ne l'empêche pas d'être un bon film mais l'écarte définitivement de la représentation réaliste, brutale et actuelle que tente de mettre sur pied Cloverfield.
Virus, zombies, explosions nucélaires, grosses bestioles, les fictions nous réservent décidément un avenir de plus en plus noir accentué par une mise en scène de plus en plus réaliste et une réflexion sur l'humanité de plus en plus omniprésente, doit-on y voir l'écho d'un danger pesant sur la civilisation ou une simple paranoïa nourrie par les alertes écologiques et les catastrophes récentes ? En tout cas, il y a de quoi se poser des questions, et de quoi rester scotché devant les infos au cas où on entendrait parler d'un virus meurtrier, d'une troisième guerre mondiale ou d'une créature géante qui aurait rasé Manhattan... D'ailleurs au début du mois n'a-t-on pas entendu parler d'une mysérieuse épidémie décimant les dauphins de l'Atlantique avec des risques de transmission chez l'Homme ?
Le site officiel du film : http://www.06-02-08.com/
La film est sorti en salles depuis ce week-end aux Etats-Unis avec des recettes s'élevant à 41 millions de dollars en moins d'une semaine (nombre moins impressionnant qu'il n'y paraît, même l'audience est décuplée là-bas du fait de la population du pays et n'est que légèrement supérieure au pourcentage moyen d'audience en France), ce qui est quand même un record pour un lancement en Janvier, et le buzz que le film a occasionné sur le net n'y est certainement pas pour rien. Annoncé pour le 6 Février en France, Cloverfield reste un film très intéréssant et plein de bonnes idées, même si ceux qui ont du mal à avaler les prises de vue caméscope y trouveront toujours quelque chose à redire, ce qui vaut au film d'être autant adulé que méchamment critiqué de part la toile, comme l'était plus modestement le Projet Blariwitch à l'époque. Il ne faut pas non plus y voir un clone ou une suite de Godzilla, même si on trouve des idées communes aux deux films cette production ne tape pas du tout dans le même genre, ni dans le même public, il faut dire que le Godzilla américain offrait une vision sacrément idéalisée de de l'Amérique moderne avec des personnages angéliques gentillets, un scénario en béton, et sa prouesse cinématographique de grosse bête effrayante mais sensible, ce qui ne l'empêche pas d'être un bon film mais l'écarte définitivement de la représentation réaliste, brutale et actuelle que tente de mettre sur pied Cloverfield.
Virus, zombies, explosions nucélaires, grosses bestioles, les fictions nous réservent décidément un avenir de plus en plus noir accentué par une mise en scène de plus en plus réaliste et une réflexion sur l'humanité de plus en plus omniprésente, doit-on y voir l'écho d'un danger pesant sur la civilisation ou une simple paranoïa nourrie par les alertes écologiques et les catastrophes récentes ? En tout cas, il y a de quoi se poser des questions, et de quoi rester scotché devant les infos au cas où on entendrait parler d'un virus meurtrier, d'une troisième guerre mondiale ou d'une créature géante qui aurait rasé Manhattan... D'ailleurs au début du mois n'a-t-on pas entendu parler d'une mysérieuse épidémie décimant les dauphins de l'Atlantique avec des risques de transmission chez l'Homme ?
Le site officiel du film : http://www.06-02-08.com/
Une des affiches mettant en avant un des titres provisoires du film
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