Kamisama Kazoku - Triangles amoureux et divinités déjantées !

Publié le par Gen'Seirin' Kokoro

« La famille de dieu », c’est la traduction littérale de Kamisama Kazoku. Un titre qui n’indique rien de bon, quand on connaît les habitudes et clichés des séries de niveau moyen à la réalisation tout juste potable. Pourtant, dès le premier épisode, et plus encore au fil de la série, Kamisama Kazoku se dévoile et se démarque par sa qualité et son originalité.

 

 
 
 
 
 

L’histoire est assez simple, bien que peu commune, mais reste tout de même dans l’ensemble très cliché dans l’univers de la japanimation : Samatarou est un garçon un peu feignant et passe sa vie à dormir en cours. Sa voisine de classe est une jeune fille du nom de Tenko, et elle semble éprouver quelques sentiments pour lui sans pour autant les assumer. Un beau jour, Kumiko, une nouvelle élève, est transférée dans leur classe, et Samatarou tombe immédiatement sous le charme. De quoi mettre un peu de poivre dans la soupe amoureuse de Tenko. Rien d’inhabituel jusque là, c’est du classique et ça reste d’un intérêt très faible. Mais ça serait oublier que Samatarou est le fils d’un dieu, Tenko un ange envoyé sur terre pour veiller sur lui, et que tous deux vivent au sein d’une famille de divinités complètement déjantées qui ne cessent de tourmenter ce  pauvre Samatarou. Entre la mère un peu folle qui ne trouve de réconfort qu’en embêtant son fils, un père qui exauce sa moindre pensée détournée, une grande sœur charismatique et séductrice à l’extérieur qui devient une vraie furie un peu rustre en privé et une mignonne petite sœur dont la froideur n’a d’égal que la malice, Samatarou est tombé bien mal ! Heureusement que Tenko prend soin de lui et du reste de la famille !

 

 

 

 


 

 


 

Le scénario est très bien mené, et même s’il commence sur un fait totalement banal il prend son envol avec succès et on a beaucoup de mal à ne pas avaler ces douze épisodes d’un trait ! Kamisama Kazoku réussi même à être touchant, mettant parfaitement en évidence des sentiments par la mise en scène et le trait maîtrisé du scénario. Comme dans tout animé qui se respecte, de nouveaux personnages font sans cesse leur apparition et un aspect dramatique vient même enrichir le tout, que demander de plus ? Une histoire pleine de surprises, un humour présent et parfaitement maîtrisé, un histoire parfois touchante et mettant très bien en scène le questionnement de l’adolescence, est-ce qu’il vous en faut vraiment plus pour vous lancer ?

 

 

 

 

 

 

 

Le charadesign de Kamisama Kazoku est aussi pour beaucoup dans l’originalité de la série : c’est mignon, c’est léger, mais c’est pourtant parfaitement maîtrisé, de la petite tache rose sur la joue de Tenko à ce curieux excès de vapeur qui lui sort de la tête lorsqu’elle est face à des émotions trop intenses ! C’est un plaisir de voir les visages s’arrondir lors des scènes drôles et de voir les traits se détailler et se compléter lors des gros plans rapprochés. S’il y a bien une chose que j’aime dans cet animé, c’est cette maîtrise des traits dans les personnages, qui les rend attachants et mignons à souhait (suffit de voir la bougne des bébés pour tomber sous le charme !). On aime ou on aime pas, c’est une question de style, mais qu’on aille pas me dire que les dessinateurs avaient les doigts cassés !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au niveau des décors, c’est correct, sans être splendide. Disons que c’est dans l’ambiance de la série : ni trop vide, ni trop complet, ils sont parfois mis en avant par une mise en scène irréprochable digne des séries les plus reconnues : certains plans sont parfaitement calculés, encore une fois maîtrisés avec aisance et dynamisme. Les personnages s’y déplacent naturellement est s’y intègrent sans difficulté, on les y voit parfaitement, contrairement à certaine séries de plus haut niveau où les décors bénéficient d’un niveau de détail beaucoup trop élevé par rapport au design et à l’animation des personnages. Animation qui est d’ailleurs sublime dans Kamisama Kazoku, encore un point fort pour la série qui ne manque décidément pas de qualités !

 

 

 

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Même au niveau de la bande sonore, c’est tout à fait respectable. Original, décalé, en adéquation avec la série, tout en étant touchant et mouvementé quand il le faut. C’est d’un niveau bien meilleur qu’une production classique mais n’égale pas les grandes compositions des séries les plus reconnues. En clair, ça s’écoute, ça passe tout seul, surtout lorsqu’on entend certains thèmes entêtants à souhait ! Je pense surtout à l’opening plein de punch (Brand New Morning), très réussi, même si on pourrait lui reprocher d’avoir justement trop de punch… Quand on n’a pas l’habitude, cette musique donne vraiment mal au crâne ! On peut néanmoins noter que le thème du générique d’ouverture est souvent repris dans la série, c’est aussi pour ça qu’on se rend compte que la série voit tout son potentiel exploser dans une culture japanimation assez moyenne. On peut tout autant apprécier les doublages dynamiques et impeccables, rimant à merveille avec l’expression de l’émotion des personnages. Tous ses avantages lui donnent un charme qui lui est propre, Kamisama Kazoku a réussi l’audacieux pari d’avoir une identité propre et c’est largement récompensable pour une série qui à la base devait se perdre dans la nuée de séries moyennes qu’on rencontre bien trop souvent !

 

 

 

 


 


 


 


 

 

 

 

Kamisama Kazoku ne compte qu’une douzaine d’épisodes (treize en fait), mais la série est aussi riche que si elle en comptait vingt-six, on ne peut absolument pas lui reprocher d’âtre trop courte étant donné qu’il s’y passe énormément de choses et que le tout est scindé en plusieurs traits scénaristiques qui se complètent pour finalement arriver à un dénouement inattendu. Les choses ne vont ni trop vite, ni trop lentement, on a tout simplement le temps de les déguster et d’apprécier la série à sa juste valeur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Kamisama Kazoku est une série surprenante et attachante, et même s’il me reste un petit arrière goût de sucre dans la bouche, je ne serais pas contre une seconde saison tout aussi flamboyante que la première !


 

Le générique d'ouverture est disponible dans la médiathèque !

Publié dans Japanimation

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