Rozen Maiden / Rozen Maiden Traümend

Publié le par Gen'Seirin' Kokoro

Rozen est un artiste. Il a un talent inouï dans la création de poupées qui frôlent la perfection, les rendant presque humaines. En effet, chaque poupée fabriquée par Rozen se voit acquérir une conscience, et un caractère qui leur est propre. Des poupées animées par la vie qui ressemblent presque à de véritables jeunes filles. Presque, si l’on oublie les jointures des articulations, leur taille inhabituelle… et ce manque qui existe en elles.













En effet, chacune d’entre elles a le désir primordial de revoir leur « père », Rozen, le montrant parfois ouvertement, ou le cachant pour ne pas exhiber une faiblesse trop apparente. Dès leur naissance, elles ont été affublées d’une mission : mener à bien le Alice Game, cette guerre sans merci qui doit les opposer, et dont la dernière survivante gagne le privilège de devenir Alice, et de retourner dans les bras de leur créateur. Car Rozen ne les a créées que dans l’espoir d’un jour faire vivre la fille parfaite, enfant utopienne surnommée ironiquement Alice, en référence au célèbre conte dont elle est l’héroïne.

Rozen Maiden signifie "Les Demoiselles aux Roses" en allemand.

Chaque décennie, les sept poupées s’éveillent, mais elles sont rarement réveillées pendant la même période, ce qui rend très rare l’accomplissement du Alice Game. Mais lorsque Jun Sakurada, collégien introverti qui s’est coupé du monde pour passer ses journées enfermé dans sa chambre, tombe par hasard sur l’une d’entre elles (et pas la plus commode), le réveil des sœurs de Shinku semble imminent, et beaucoup de combats s’annoncent, dénouant toujours vers une fin tragique et inévitable…














L’animé Rozen Maiden est tiré du manga du même nom, et se compose de deux saison de 13 épisodes (Rozen Maiden et Rozen Maiden Traümend) contant l’histoire de ces poupées au destin tragique. Au vu du succès de la série et à la fin « ouverte » de la deuxième saison, il est fortement probable qu’on voit très bientôt débarquer une troisième saison avec ces poupées attachantes à souhait.

Même si au premier abord leur chara-design kawaï peut repousser les amateurs de shônen et autres réfractaires au fan-service trop poussé (faut dire que quand on a pas l’habitude, ces filles au look gothique et fouillé éloigneraient ceux qui aiment le simplicité !), Mais ne vous fiez pas aux apparences, même si les premiers épisodes laissent un sentiment de déception, la série s’ouvre peu à peu et se diversifie largement par la suite, autant au niveau de l’humour (certains épisodes sont vraiment drôles), que des personnages. C’est un plaisir de découvrir les nouvelles poupées et leur caractère unique au fur et à mesure, et c’est d’autant plus vrai dans la deuxième saison. Celles-ci, en plus de nous présenter les dernières poupées, nous font aussi découvrir de nouveaux personnages secondaires charismatiques, tristes ou attachants.














Au niveau du scénario, c’est dans la deuxième saison que celui-ci se développe vraiment, la première saison ne racontant que le premier conflit du Alice Game. Je trouve d’ailleurs cette seconde série beaucoup plus réussie que la première, on accroche dès le premier épisode en y trouvant tout de suite l’humour et la beauté qui nous avaient accroché à la première saison. On peut aussi constater une amélioration notable de l’animation, et l’opening est bien plus entraînant et beaucoup mieux mis en scène. Il est ausi important de noter que les divers personnages évoluent largement tout au long de la série, l'évolution la plus marquante étant celle de Jun, qui sort de son monde renfermé pour s'ouvrir de nouveau aux autres et au monde extérieur.
Cette deuxième saison peut être considérée comme un condensé des points forts de celle qui la précède, à tous les niveaux.

Suisei Seki, la plus pimbèche des Maiden !

Une chose qui m’a aussi beaucoup accroché dans cet animé : les musique. On a droit ici à un OST travaillé et varié, tout en respectant toujours une trame musicale unique qui fait la particularité de la série. Les génériques d’ouverture ne coupent pas à la règle, le groupe Ali Project signe deux musiques dans un style similaire, et qu’ils maîtrisent plutôt bien (l’ending de .hack//ROOTS, aussi composé par Ali Project est aussi dans le même style).
Même si ce style musical peut en rebuter certains, il faut avouer que ça participe énormément à l’identité de la série, et puis ce genre de musiques correspond parfaitement aux poupées gothiques, et en général à l’idée qu’on se fait des maidens !

Suigin Tou mettra des bâtons dans les roues de Shinku,
son seul et unique but : devenir Alice, quelqu'en soit le prix...

Dernière précision, pour les germanophobes (j’ai un vocabulaire assez riche, mais je me soigne…), Rozen Maiden signifie « les Demoiselles aux Roses », et les noms des poupées sont des noms de minéraux précieux et correspondent à leur personnalité (Shinku pour Rouge Ecarlate, Suigin Tou pour Lampe à Mercure, Suisei Seki pour Etoile de Jade, Sousei Seki pour Etoile de Lapis-lazuli, Hina Ichigo pour Petite Baie, Kanaria pour…ben Canari, et Bara Suishou pour Rose de Cristal). Il existe aussi une huitième poupée (la septienne « vraie » poupée crée par Rozen, Bara Suishou n’étant qu’une copie au final), nommée Kirakishou, ce qui pourrait littéralement signifier « Magnifique Cristal de Neige », on l’aperçoit brèvement à la fin de la seconde saison, mais elle n’intervient pas directement.














D’après la version manga, cette dernière est tout aussi cruelle que Bara Suishou, elle n‘a pas de corps physique mais fera tout pour consumer la forme physique d’Hina Ichigo et ainsi se fabriquer un corps physique lui permettant d’exister ailleurs que dans les N-Fields (une sorte de monde des rêves dans lequel les Maiden se retrouvent souvent pour se battre). Elle cultive aussi une admiration obsessive pour Suigin Tou, la considérant comme sa grande sœur. C’est à peu près tout ce qu’on sait d’elle pour le moment, en espérant en apprendre plus dans une prochaine saison 3 de Rozen Maiden.















Le générique d'ouverture est disponible dans la Mediathèque

Un wallpaper pour finir : un petit clic pour un zoom !

Publié dans Japanimation

Commenter cet article