To Aru Majutsu no Index - Premier coup d'oeil

Publié le par Gen'Seirin' Kokoro

Je continue sur ma lancée des premiers coups d'oeil de la saison avec cette série prometteuse. Ma première impression ? Wouaw... ... ah mince, je peux vraiment pas envoyer un article si court ? Bon bah on va développer un peu alors, puisque vous le demandez si chaleureusement (*souffle glacial dans les environs*). Pas tous à la fois non plus hein. To Aru Majutsu no Index m'a laissé une impression sympathique après un premier épisode de présentation réussi mais sans grande originalité, et la série m'a finalement conquis en me bluffant avec un second épisode bien mouvementé. Je vous le dit tout de suite, le niveau sera très dur à maintenir durant tout la série mais j'ai de grands espoirs pour elle...



Résumons en quelques lignes le contexte dans lequel nous place le premier épisode de To Aru Majutsu no Index (la série est adaptée d'une série de novels déjà adaptée en manga) : nous suivons le quotidien de Tôma Kamijô, étudiant dans une ville académique où les pouvoirs surnaturels sont devenus chose courante suite à un développement technologique avancé permettant à toute personne d'éveiller des capacités insoupçonnées de son corps et de devenir un esper. Mais Tôma Kamijô le sait, il n'a pas de chance, on peut même dire que sa vie entière est gouvernée par la malchance. Son pouvoir très spécial réside dans sa main droite : non, il ne la transforme pas en arme ou en canon, elle n'est pas douée de parole et n'a pas l'apparence d'une jeune fille aux yeux verts, sa main droite anihile simplement toute puissance surnaturelle à son contact (une particularité efficace lorsqu'il s'agit d'éviter les foudres d'une demoiselle, littéralement parlant). Alors qu'il mène une vie quotidienne mouvementée à cause de cette capacité gênante qui attire les catastrophes, il trouve un bon matin une jeune fille étalée sur la rembarde de son balcon : la demoiselle est vêtue d'une robe blanche de bonne soeur, elle porte l'étrange nom d'Index et semble appartenir à une organisation religieuse utilisant la magie (et si les pouvoirs des espers sont courants, la magie n'en reste pas moins inexistante dans l'esprit de la population). C'est donc sans doute le mélange pouvoirs surnaturels/magie qui fera l'intérêt des combats de la série, plutôt intelligents et avec un petit côté scientifique pour ce qu'on a pu en voir (la demoiselle électrique nous explique par exemple comment elle expédie un tir électromagnétique de raigun dévastateur avec une simple pièce de monnaie). Les personnages sont en plus de ça variés et même s'ils ne sont pas au summum de l'originalité, ils ont un côté cliché qui a déjà fait ses preuves de nombreuses fois auparavant.


   
   
   


Les deux premiers épisodes nous apprennent finalement peu de choses à propos du scénario et de la trame principale, mais les éléments sont là et ne demandent qu'à être développés. La guillerette et caractérielle Index révèle par exemple un tout autre aspect de son personnage lors de l'épisode 2, où elle réagit comme une machine alors qu'elle est à l'agonie, déballant des phrases à rallonge comme un dictionnaire citerai une définition. D'autres personnages secondaires ont déjà fait leur apparition et on peut déjà imaginer leur potentiel : une fille caractérielle qui manie la foudre (pas bon pour le héros ça), une professeur qui a l'allure d'une élève de 10 ans (pourtant son appartement montre qu'elle boit et fume comme un pompier), le magicien qui donnera du fil à retordre au héros durant l'épisode 2 et qui est plutôt cool (pardonnez l'expression, mais c'est vrai), la petite soeur de la tsundere électrique qui semble plus maline qu'il y paraît et sans oublier une jeune femme aux longs cheveux foncés qui arbore déjà un charisme impressionnant alors qu'on ne la voit que pendant quelques secondes à la fin du second épisode (son nom est apparemment Kaori Kanzaki, charmant).

Le générique nous présente plusieurs autres personnages importants que nous découvrirons plus tard dans la série, comme le fameux sociopathe calculateur aux cheveux blancs (tradition qui existait bien avant Death Note, je précise) et une miko qui semble aimer les chats et les cimetières. Tout ça est très prometteur donc, surtout quand on voit avec quel panache ils ont mis les personnages en action lors de l'affrontement de l'épisode 2. Contexte original, personnages charismatiques, c'est plutôt un bon départ. En plus de ça, le héros n'a rien d'un boulet et se montre très combatif, on est loin du bouclier humain faiblard qu'on aurait pu imaginer (comme on dirait outre-atlantique, il a un côté "badass" très plaisant, ça change des gringalets à lunettes qui tombent des nues, parfois tout aussi plaisants cependant - dans xxxHolic par exemple).


   
   
   


Ce qui est bluffant, c'est surtout la réalisation et l'animation générale de la série. Autant le premier épisode nous exposait un charadesign maîtrisé des plus réussis très bien animé (on voit que c'est pas du travail d'amateur, le côté religieux fait notamment penser à Chrno Crusade, rien que ça), le second épisode se montre bien plus aguichant avec des flammes impressionnantes et des braises qui virevoltent dans tous les sens, le tout renforcé par une mise en scène qui ne lésine pas sur les moyens pour satisfaire son public. L'animation est soutenue par une bande sonore toute aussi impressionnante, que ce soit dans le rugissement du feu ou les orgues qui s'emballent lorsque les flammes apparaissent. Un début vraiment impressionnant techniquement parlant donc, mais reste à savoir si le reste de la série suivra ce niveau. Je m'attends déjà à des baisses de rythme régulières au vu de la différence entre le premier et le second épisode, mais ça ne semble pas être un souci, c'est quand même intéréssant à suivre. L'opening est lui aussi une vraie réussite, l'animation suit très bien le rythme effrenné de la musique (l'op est de Mami Kawada, qui a aussi chanté l'opening de Shakugan no Shana), les images défilent rapidement et la musique risque de tourner un bon nombre de fois dans mes écouteurs, là aussi c'est du tout bon et ça laisse présager une bonne série. L'ending est plus calme forcément, il n'a rien de très original mais remplit très bien sa fonction. J'ai quand même déjà entendu des musiques plus intéréssantes pour clore un épisode.





   
   
   


Voilà une série que je vais suivre avec un certain intérêt si la qualité est toujours au rendez-vous par la suite, l'histoire peut donner quelque chose de très intéréssant largement à la hauteur de séries comme Shakugan no Shana, je trouve même Toaru Majutsu no Index plus cohérente, intéréssante et immersive que cette dernière (quoi que pour la cohérence, faut avoir l'esprit sacrément large quand même). La comparaison n'a pas vraiment lieu d'être en dehors de ça, les deux séries ayant comme seul point commun les combats en milieu urbain et les pouvoirs dévastateurs. La série arrive tout de même au milieu d'autres séries de haut niveau, espérons qu'elle pourra trouver son public et faire parler d'elle, en tout cas elle a sans aucun doute le potentiel d'une grande série d'action comme on commence à en manquer. J'avais pas vu une série aussi jouissive depuis un bon moment et je jubile à l'idée de voir la suite de la série, j'avais presque oublié cette impression de satisfaction. Toaru Majustsu no Index est donc une bonne pioche, et même si pas mal d'autres séries valent le coup d'oeil (Xam'd, Kannagi, ToraDora! entre autres), ça serait vraiment dommage de passer à côté d'une si bonne série d'action.




En savoir plus :

- Site Officiel (jp)
- Article Wikipedia (eng)

Publié dans Japanimation

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