Koihime Musô - Jolies filles et Chine ancienne

Publié le par Gen'Seirin' Kokoro

Encore une série de la saison dernière qui a failli me passer sous le nez, m'attendant à un gros mélange d'ecchi et de yuri fantasmé pour adolescents libidineux je m'étais pas vraiment intéréssé à la série. Pourtant force est de constater qu'après quelques épisodes la série est bien plus intéréssante qu'il n'y paraissait même si on retrouve bien un côté yuri et shôjo-ai. Mais attention, pas un yuri malsain fantasmé, plutôt un mélange bien plus avoureux de sous-entendus absolument pas étouffants qui donnent un charme particulier à la série et donnent un indéniable charisme à ses personnages...

Parlons tout d'abord d'une évidence : Koihime Musô (comprenez littéralement "Les Princesses de l'Amour Rêveuses") est l'adaptation animée d'un hentai-game lui-même adapté d'une série de romans ("Romance of the Three Kingdoms", Sanguo Yanyi en version originale chinoise), ça saute rapidement aux yeux quand on voit le nombre de scènes qui se prêtent à ce genre de relations dans les épisodes de la série (certains passages érotiques les dévoilant même plus ou moins directement, voir scène fétichiste de l'épisode 4, Karin-sama tu es une vraie perverse...). La série semble donc assumer cet aspect érotique et même si elle ne se contente pas de reposer uniquement sur ça, cet aspect des choses est souvent mis en avant par les relations ambigües entre les personnages (les sous-entendus plutôt évasifs de Sei en sont la preuve formelle).
L'animé ne reprend pas trait pour trait le scénario du jeu mais lui emprunte les grandes lignes de son background. Le jeu met en scène un univers historique inspiré de la Chine ancienne dirigé par l'Empire de Han et partagé en trois grands royaumes qui lui sond fidèles. Le règne de la Dynatsie de Han touche cependant à sa fin, et la panique, le grand banditisme et les combats font trembler la nation. Le jeu prend place lorsque l'Empire est fracturé et que cinq grandes factions se disputent le contrôle et l'unification de l'ancien Empire maintenant fracturé.



Alors que la série de visual novels mettait en scène un personnage principal masculin du nom de Hongô Kazuto qui se retrouvait projeté dans la Chine ancienne, la série animée est centrée autour du personnage de Kannu Unchô (de son vrai nom Aisha comme elle le précise elle-même) qui voyage au travers de l'Empire suite au massacre de sa famille par un groupe de bandits pour tenter de mettre un terme aux conflits qui secouent le pays durant cette période par n'importe-quel moyen. Elle croisera la route de nombreuses guerrières et femmes de pouvoir inspirées de personnages historiques réels (voir article Wikipedia) qui se rallieront à sa cause ou s'opposeront à elle, c'est ce qui alimente le contenu de la plupart des épisodes de la série animée.

On peut imaginer que si la série se poursuit dans une seconde saison, ce qui serait une très bonne nouvelle mais n'a pas été confirmé à l'heure actuelle, l'héroïne et son groupe pourraient être témoins de l'affrontement des grandes factions pour le contrôle du pays et qu'elles prendront une part importante dans ce combat, en tout cas il y aurait bien là de quoi allimenter une douzaine d'épisodes supplémentaires sans problème tout en ajoutant un peu de piment à la série avec un petit côté dramatique qui serait de très bonne augure (la série à déjà prouvé dès l'épisode 4 que différents personnages pouvaient s'affronter en donnant à la série un aspect beaucoup plus sérieux et tragique - voir histoire de Sui). La série pourrait même faire enfin intervenir le personnage d'Hongô pour lancer une trame scénaristique générale intéréssante parfaitement exploitable. J'extrapole un peu, mais je suis persuadé que ce ne serait pas une erreur d'apporter des épisodes supplémentaires à cette série bourrée de potentiel.


   


Ce qui saute aussi rapidement aux yeux lorsqu'on suit les différents épisodes de la séries, c'est que tous les personnages sont travaillés d'une manière remarquable, que ce soit au niveau du charadesign (tout simplement superbe, notamment au niveau des robes et autres habits décorés) ou de leur personnalité. Certains épisodes font apparaître des personnages pendant moins de trente seconde ou dans cet unique épisode, ce qui ne les empêche pas de dégager un charisme très particulier, on peut dores et déjà imaginer que les personnages en question interviendront à nouveau plus tard dans la série, cette première saison serait donc une sorte de présentation des nombreux personnages de la série qui permettrait de mieux les mettre en scène par la suite. Encore une fois j'extrapole, j'espère que l'avenir le confirmera et que Koihime Musô ne s'arrêtera pas en si bon chemin.

La principale particularité de la série est de ne mettre en avant que des personnages féminins (sauf exceptions plus tard dans la série), les hommes composent généralement les gangs de voleurs de grand chemin et sont donc réduits à leur état le plus primal (suffit de voir les têtes d'ogres et de gobelins qu'on leur a donné). Ce qui n'est pas forcément un mal puisque la diversité des caractères des personnages féminins est assez importante pour donner de l'intérêt à des épisodes sans avancement scénaristique (ça va de la loli joviale à là l'iceberg ambulant comme on les connaît maintenant si bien), la série reste d'ailleurs très vague à propos d'une quelconque trame scénaristique précise, l'accent est ouvertement porté sur les personnages de notre équipe qui se complète ou se divise petit à petit et sur leurs différentes rencontres au fil des épisodes, ce qui participe à cette idée de saison introductive à l'univers de la série. Notez que tous les personages ont un nom classique composé de prénom et nom de famille, et d'un vrai nom plus personnel. qui n'est utilisé que par leurs proches. Les noms des personnages cités dans cet article sont leurs noms personnels, qui ne sont pas du tout cachés dans la série mais sont quand même bien plus simples à retenir.


   


L'humour n'est pas non plus complètement absent de la série, mais rassurez-vous, l'ecchi et les petites culottes n'y ont pas leur place, comme je l'ai déjà précisé plus haut les relations amoureuses entre personnages féminins restent à l'état de sous-entendus ou de situations plus ou moins explicites. Ici il n'est pas question de tripotage de poitrines et de jupes qui se lèvent au gré du vent, la série semble vouloir s'attacher à un certain respect de la femme, ce qui n'est pas plus mal me direz-vous, pas d'exhibition coquine donc et c'est tant mieux même si ces sous-entendus servent aussi parfois l'humour de la série d'une manière assez contestable.

Les principales scènes humoristiques ont la particularité d'être facilement reconnaissables puisque tous les personnages prennent un mode chibi plutôt recherché pendant quelques instants, un mode chibi très différent de ce qu'on peut voir habituellement parce qu'il ne reste pas statique et ne se perd pas dans le Super Deformed, comme dans Penguin Musume Heart par exemple. C'est juste un détail, mais ça m'a quand même marqué et j'ai trouvé ça plutôt sympathique.



Si vous aimez l'humour subtil, cette série devrait donc être plus plaisante qu'une Penguin Musume Heart pas très délicate (voir article précédent), même si les costumes de maid sont encore au rendez-vous (d'un côté tant mieux, ces dames le portent très bien). Pour prendre un exemple de situation comique : dans le premier épisode, Aisha chasse les brigands et a fait circuler la réputation d'une belle guerrière aux cheveux noirs faisant valoir la justice : pourtant quand les gens croient la reconnaître ils se disent que les rumeurs on finalement tendance à embellir les choses, ce qui ne plaît pas forcément à la pauvre Aisha ! Evidement, l'humour n'est pas l'axe principal de la série et elle s'attache parfois à des aspects beaucoup plus sérieux lorsqu'elle s'attarde sur les divers personnages qu'elle met en scène. L'intérêt est double donc, puisque c'est un vrai plaisir de voir les personnages évoluer ensemble et qu'une trame principale à mettre en rapport avec le passé des personnages pourrait faire l'objet d'un très bon développement.




La série a l'avantage d'être mise en valeur par une réalisation très généreuse, qui n'a cependant rien d'inoubliable mais permet au spectateur d'admirer sans contrainte la beauté de ces princesses de l'amour et celle des sublimes robes qu'elles portent (ma préférée étant par dessus tout celle de Sei, la fille aux cheveux bleus des artworks, ses manches décorées de plumes lui donnent juste une grande classe d'autant plus que la demoiselle a du charisme). Leurs armes ont aussi bénéficié d'un soin tout particulier et sont de véritables objets d'art, ces lames se ressemblent beaucoup et ont très certainement un lien, voir une origine commune que la série nous dévoilera plus tard, ça serait tout e même une sacré coïncidence que  tous les personnages importants soient équipés de ce type de lance (le Guandao, à l'origine du Naginata japonais) sans raison, même si c'était une arme fréquemment utilisée à cette époque, d'autant plus qu'elles ont bénéficié d'un soin particulier tout comme leurs propriétaires.

Niveau musical et bande son, c'est tout de même bien moins reluisant, les musiques servent très bien le contexte mais ne se retiennent pas du tout, on les oublie si tôt qu'elles ont accompli leur tâche, je n'ai pour le moment remarqué aucune composition qui sorte vraiment du lot. Les deux génériques aussi font dans le classique, l'opening reflétant plutôt bien l'aspect "serious business" de la série sans pour autant être excellent. L'ending est plus humoristique et les personnages y adoptent le fameux style chibi, ce qui n'est pas forcément un mal lorsque les épisodes sont léger mais qui passe plutôt mal lorsque la fin d'un épisode se veut plus sérieuse. Peut-être que l'éventuelle seconde saison corrigera ça et que les deux génériques seront en adéquation avec l'esprit de la série, là aussi j'extrapole mais nous verrons bien tout ça dans les mois à venir.


   



Alors que Koihime Musô passe pour une série ecchi parmis tant d'autres au départ, elle se révèle être finalement bien plus intéréssante qu'elle n'y paraît et cache un potentiel certain que la première saison n'a pas encore exploité. Une seconde saison serait donc plus que bienvenue et permettrait à la série de réellement fédérer un public si elle ne fait pas l'erreur de rester sur ses acquis et si le développement prend une tournure plus sérieuse/dramatique pour exploiter pleinement la palette très variée de personnages et les nombreux caractères et conflits d'opposition qui vont avec. Une série qui a le potentiel d'être autre chose qu'une simple série à tendance yuri donc. Même si ces premiers 12 épisodes conservent en général une légèreté qui leur permet de présenter les nombreux personnages de la série, tout ce petit univers a de fortes chances de prendre de l'ampleur si une seconde saison montre le bout de son nez, surtout quand on connaît les visuals novels et les romans dont elle est issue. A voir donc, personnellement je suivrai de près les annonces relatives à cette série dans les mois qui suivent en espérant apprendre une bonne nouvelle.

Koihime Musô
semble être aux prémices d'une série plus longue et plus intéréssante qu'il n'y paraît aux premier abord, on peut donc espérer qu'une suite vienne donner du cachet à ces belles princesses qui cherchent l'amour parmi leurs songes.


P.S : Vous l'aurez deviné, je suis un grand fan de Sei, et encore vous ne l'avez pas vue en mode Butterfly Mask <3

Publié dans Japanimation

Commenter cet article

IcingSugar 04/10/2008 17:56

En fait, que l'histoire principale soit interessante ou pas, ce n'est pas ce qui fait pencher totalement la balance. Il y a tout le reste, et même si une série a des épisodes racontant des choses différentes, ça ne me gêne pas du tout, du moment que ça parle de quelque chose. Il faut que ça tienne la route. Voilà tout. :)

Gen'Seirin' Kokoro 04/10/2008 07:57

Ce qui me posait problème dans Ikkitôsen, c'est le côté ecchi des combats avec des culottes toutes les demi-secondes et des prises de catch qui faisaient limite paraître certains combats pour des tentatives de viol, mais c'est pas de tout le cas dans Koihime Musô, les deux séries n'ont vraiment rien en commun (certaines scènes ecchi peuvent paraître relativement choquantes dans la série, mais pour de toutes autres raisons...). A part quelqus références par ci par là, y'a pas vraiment de fixation sur les poitrines comme on peut le voir dans des séries bien lourdes. Même les combats sont beaucoup plus rapides dans Koihime Musô, ce qui n'est pas forcément un mal pour le moment. On peut cependant espérer qu'ils soient plus longs si la série prend une tournure plus sérieuse.Par contre je te préviens, si c'est le fil directeur d'un scénario qui te permet d'accrocher à une série sans t'ennuyer, tu vas être déçue, pour le moment faut se contenter d'aventures épisodiques plus ou moins sérieuses (mais ça bouge pas mal quand même au niveau du groupe de protagonistes). Moi ça ne me pose aucun problème étant donné que les personnages me plaisent assez et que tout ça est plutôt divertissant au final, mais c'est clair que j'attends une évolution certaine de la série.Rien d'autre à rajouter, tout est dit dans l'article, bon visionnage :)

IcingSugar 04/10/2008 00:10

J'avais lu le résumé, je ne sais plus trop où, et j'étais tiraillé entre les nénés des demoiselles et le fait qu'il y avait combat etc. En même temps, je me suis coltinée les Ikkitousen, donc je devrais facilement regardé cette série.Mais de toute façon, j'avais l'intention de la regarder et ton article n'ai fait qu'appuyer mon envie. On verra bien, mais je reste curieuse de tout.. sauf peut être du harem >_