ef ~ a tale of memories - Premier coup d'oeil

Publié le par Gen'Seirin' Kokoro



J'ai toujours pensé qu'un jour,
Quelque chose qui ferait de moi quelqu'un de spécial arriverait...
Qu'un jour, un évènement prouverait que j'ai un talent quelconque...
Pendant longtemps, dans mon coeur, je me voyais dans la peau d'un chevalier,
Qui, protégeant une mystérieuse princesse, surmonterait toutes les épreuves...
Cependant...
Il est maintenant bien trop tard pour que cela puisse se produire...
Que puis-je faire dorénavant ?

Cet endroit, je l'aimais plus que tout au monde...
La gare silencieuse et déserte où plus personne ne se rendait,
C'était l'endroit parfait pour lire en paix, à l'abri des regards...
Mais étrangement, quelqu'un attendait ici ce jour là...


- "Il... Il n'y a plus un seul train qui passe par cette station" -

- "Hein ?" -

- "Euh... Excuse-moi, ce n'est rien... Je dois y aller !" -

- "... D'accord !" -


C'était l'histoire de notre première rencontre,
Un évènement anodin qui ne dura pas plus de quelques secondes...



ef, c’est une série inattendue, d’une qualité rare, dotée d’une très bonne animation et d’une mise en scène exemplaire. Malgrès une apparence naïve et déjà vue, ef – a tale of memories, s’est dores et déjà fait remarquer par son originalité, la sincérité de ses personnages et la portée émotionnelle de son histoire. ef, c’est une poésie animée comme on en voit peu, si simple mais pourtant passionnante.


   

   


- "Possédez-vous des souvenirs que vous ne voudriez jamais oublier ?" -


Obéissant à la mode de plus en plus répandue de l’adaptation des visual novel, ef – a tale of memories reprend l’histoire du jeu ef – a tale of the two et nous plonge dans les relations de trois couples de personnages, ayant chacun leur propre caractère et leur histoire, mais pourtant loin d’être indépendants puisqu’ils sont déjà unis par le sang ou l’amitié. Ces histoires sont donc très certainement vouées à se rejoindre, ou dumoins à s’influencer tout au long de la série. L’intrigue se situe autour de trois filles : Miyamura Miyako, jeune fille expressive et excentrique qui s’attachera à Hirono Hiro dès leur première rencontre ; Kei Shindou, amie d’enfance d’Hiro qui suscite beaucoup l’intérêt de Kyosuke Tsutsumi, jeune réalisateur amateur de vidéos en tous genres (et aussi ami de Hiro) : et Chinhiro Shindou, sœur jumelle de Kei, fille triste et solitaire qui se lie rapidement d’amitié avec Renji Asou, jeune homme amateur de lecture et d’écriture qui hésite à trouver sa voie dans la vie, et aime passer de longs moment à attendre dans une gare désaffectée en lisant des romans. L’histoire débute la veille de Noël, c’est d’ailleurs pendant cette soirée que les première rencontres s’opèrent, brèves et anodines. Une rencontre dans la solitude ; un vol de vélo suivi d’inquiétude, de soulagement et d’amitié ; une prise de vue floue d’une fille qui intrigue ; une jeune femme qui attend une personne, seule dans une église, conseillant par la même occasion nos héros ; et un homme qui attend lui aussi, impassible et mûr. Le scénario ne plonge pas dans le fantastique, ni dans l’imaginaire, et pourtant il s’avère être passionnant, retranscrivant avec une profondeur et une maîtrise inouïe les évènements les plus anodins pour les rendre touchants pour le spectateur. Alors qu’avec Negima ?!, les studios Shaft peinaient encore niveau réalisation, il semble qu’ils aient enfin trouvé un animé qui leur convienne, une série qu’une réalisation originale ne peut qu’embellir, rendant simplement certaines scènes inoubliables.


   

   


La mise en scène, que serait une preview sur ef si elle ne parlait pas de sa mise en scène. C’est parfois déstabilisant, osé même, mais la résultat est toujours impeccable, et la portée des scènes n’en est que plus grande. Entre les découpages de silhouettes sur fond de vagues ou de nuages, halos lumineux entourant les personnages lorsqu’ils sont baignés de lumière, plan très libres et même, poussant à son comble le souci du détail, faisant perler les grains de poussière flottant dans la lumière qui traverse le vitrail d’une église, de manière presque imperceptible, ou faisant disparaître un personnage le temps du vol d’un avion en papier, le fodnant parfois dans le décor ou dans le ciel. Et le ciel même, toujours très fouillé, qui devient souvent simplement une texture glissant sur la voûte céleste. Et pourtant, c’est beau, c’est tellement soigné que chaque plan pourrait faire une superbe capture, et ça reste original tout au long des épisodes tout en transmettant parfaitement le sentiment d’un moment, le décuplant même parfois. La qualité d’un OAV dans une douzaine d’épisodes, c’est quelque chose qu’on retrouve de plus en plus souvent dans les séries récentes et c’est loin d’être désagréable. En fait, la mise en scène même suscite assez d’intérêt pour qu’on ne puisse regarder la série que pour ça.



   

   


L’histoire, les personnages, la mise en scène, cela ne vous suffit pas à vous persuader de jeter un œil à la série ? Très bien, alors laissez-moi vous parler de la bande sonore : je parle bien évidemment des musiques, et même des ambiances sonores (je n’en avais pas vu d’aussi soignées depuis Kanon 2006 et sa neige qui craquait sous le vent). Les musiques sont bien évidemment la première chose qui frappe. Le premier épisode commence sur une petite musique au piano, qui envoûte déjà de sa profondeur lorsqu’aux notes s’ajoute une sorte de résonnement profond, parfaitement accordé au dialogue et à la mise en scène. Puis vient le premier opening, là aussi une musique simple mais bouleversante sur fond de défilement d’images crayonnées. Je vous promets que si vous montez le son assez fort pour ne plus rien entendre d’autre autour de vous, les frissons sont garantis. En ce qui me concerne, j’étais charmé dès les premières secondes. Une scène complètement anodine se déroule sous nos yeux, mais pourtant nous voilà touché en plein cœur. C’est aussi la grande force d’ef. Le court prologue de la série nous avait pourtant prévenu, mais on se laisse tout de même prendre, et je suis certain que dans quelques épisodes viendront s'y mêler quelques larmes. Comment ne pas parle des musiques sans parler de l’opening de la série : on pourrait s’attendre à quelque chose de très calme et doux (et donc assiez chiant), mais en fait il n’en est rien, le générique d’ouverture est mis en scène d’une manière très originale, et sa musique est vraiment très réussie, rythmée et assez évocatrice pour nous donner envie de regarder l’épisode entier. Mais il va falloir être patient, puisque l’opening n’ouvre la série qu’à partir du troisième épisode, et accessoirement à la fin du second (qui n’a d’ailleurs pas d’opening lui), histoire de nous donner envie de voir la suite. Pour les curieux, la musique s’appelle Euphoric Field, de l’artiste Tenmon.  Le premier ending (il y en aura trois) est beaucoup plus posé niveau animation, et la musique reste sympathique sans égaler l’opening. Le petit coup d’harmonica me rappelle tout de même FictionJunction YUUKA, et c’est loin d’être une mauvaise chose. J’ai hâte de voir ce que donneront les deux autres en tout cas, en espérant avoir d’autres bonnes surprises.


   

   


Bon, les épisodes ne sont pas intenses du début à la fin, certaines scènes sont beaucoup plus classiques, mais tout aussi bien animée et mises en scène, et elles ont le mérite de nous mettre une vraie baffe lorsqu’une scène forte vient nous remettre dans le bain. Certains clins d’œil viennent même couronner le tout : en fait je n’en ai vu qu’un seul, un clin d’œil à la série Lucky Star dans un jeu vidéo auquel joue un personnage (bien que rien ne le prouve vraiment, mais la ressemblance du personnage aux cheveux bleus est frappante, et puis les étoiles…). Reste que tout ça promet un OST d’une qualité indéniable, surtout en ce qui concerne les nombreuses scènes touchantes, assez émotives pour éviter de sombrer dans le pathétique. Le début de l’épisode 3 est superbe, et illustre parfaitement la beauté de cette série. A vrai dire, les personnages pourraient dire ce qu’il veulent, grâce à la réalisation et aux musiques, l’effet serait le même, mais c’est tout de même plus intéressant de suivre l’histoire, vous ne croyez pas ? J’aime vraiment la manière dont ils font courir les personnages, et celle dont ils animent leurs gestes, c’est d’un réaliste parfois époustouflant. Enormément de bons points, et des défauts bien difficiles à trouver, que reste-t-il à ajouter ? Peut-être que si vous aimez les comédies, vous ne frappez pas à la bonne porte ? (même si dans un sens, ef contient aussi des scènes humoristiques…)



   

   


ef – a tale of memories (non, ce n’est pas un oubli, ça ne prend pas de majuscule) est une série qui a le potentiel de laisser une trace dans l’animation japonaise, et qui a peut-être même la prétention de mettre en scène des personnages qui feront les nouveaux clichés de l’animation, ou dumoins les renouvelleront en partie. Est-ce que cette série est aussi intéréssante qu’elle y parait ? Est-ce que la qualité de l’animation tiendra pendant douze épisodes ? Que peuvent bien chacher les personnages, et quel rapport avec le titre de la série ? Est-ce que la série réussira à ne pas sombrer dans l’ennui ? Tant de questions auxquelles je vais tenter de trouver une réponse en savourant chaque nouvel épisode qui passera sous mon nez, pour mon plus grand bonheur.

En attendant, savourez les quelques screens que je vous offre, et dites-vous que c’est comme ça pendant au moins les trois premiers épisodes !

Publié dans Japanimation

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laura 11/08/2008 17:11

c'est une série assez spéciale et le mélange des deux histoires est au début difficile à comprendre! mais finalemnt on se retrouve au milieu de tous ces sentiments et on décroche pas!! j'ai truvé que c'était vraiment ce qu'on pourrait appeler une "jolie histoire"

Mamzelle kiwi 19/05/2008 14:58

Très joli animé, joli histoire vraiment ! Je l'ai connu grace à ton blog donc grace à toi :p Bonne continuation ! Et merci beaucoups pour toutes ses infos :p

Nataka 15/02/2008 21:22

Excellent article. Tous les points positifs que tu as mentionnés me donne vachement envie de regarder cette série, surtout qu'elle est courte (12 épisodes, c'est bon) et je n'aime pas trop les séries longues par ce que je les laisse souvent en stand-by.A la vue des screens, la qualité est vraiment impressionnante, surtout le ciel comme tu le dis, ainsi que les plans de caméra (bon, ok il n'y a pas de caméras là): les images où l'on voit deux personnes devant un horizon bleu pour l'un, rouge pour l'autre sont vraiment splendides *bave*

YunaChan 01/02/2008 21:56

Wouaw ! Magnifique cette série est superbe, original, interressente, les protagoniste sont attachant et on un background intéréssent (surtout pour celle au bandeau sur l'oeil) vraiment j'aime bc cette série et j'attend la suite des épisode avec impatience

Gen'Seirin' Kokoro 23/11/2007 10:09

Je tourne à une dixaine de séries par mois en gros, mais faut prendre en compte que je laisse tomber la moitié avant la fin et que parfois je ne vais pas plus loin que le premier épisode.C'est une manière comme une autre d'occuper (de perdre ?) son temps ^^