Les Cercles du Soleil

Publié le par Gen'Seirin' Kokoro

    Ça fait pas mal de temps que je n'ai pas mis de nouveaux écrits en ligne, je bosse en ce moment sur la suite d'Any Low Ending mais en attendant voilà le départ d'une aventure sur fonds de mythologie précolombienne et de cité millénaire aux murs jaunis par le temps (ou peut-être est-ce seulement la couleur du matériaux dans lequel ils ont été cosntruits...). L'histoire est construite autour de deux adolescents qui respirent le cliché de la japanim (surtout pour la fille très niaise et pimpante), mais c'est une base qui me sert à développer tout un univers, et une excuse pour la commencement d'une longue exode et d'un dépaysement garanti (je pense qu'on peut considérer ce texte comme un prologue ou un premier chapitre). Ce n'est pas de la science-fiction, ce n'est pas un drame, c'est simplement une petite histoire de fantasy avec une pointe de mythologie ! J'espère néanmoins que vous apprécierez la lecture :)

A tous ceux qui prétendent trouver les livres ennuyeux et fatiquants : quand je me souviens des passage d'un livre, je vois des images et pas des mots, alors voyez plutôt ça comme un film et essayez toujours de mettre en forme dans votre imagination les scènes décrites au travers des lignes, la lecture n'en sera que plus simple !

Mes principales sources d'inspiration musicales :
Jyu Oh Sei - Floating Soul
Jyu Oh Sei - Love's a Cradle
Seirei no Moribito - Jujutsu Shi no Haikai


Vous pouvez écouter ces musiques dans le radio-blog du blog.

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À moitié assoupi, il regardait le ciel depuis un moment déjà.

Un jeune garçon perdu dans les nuages, accoudé aux longues bordures de pierre. Alen aimait cet endroit, et lorsque le Soleil rejoignait l’horizon, il pouvait passer des heures à admirer le paysage. C’est lorsque l’océan commençait à rougir, et que les cieux se teintaient d’orange, qu’il se sentait le plus à son aise. Un vent chaud caressait son visage, il s’endormait calmement pendant que les bruits d’Ilhua se taisaient. La ville aux deux cent millénaires disparaissait lentement sous les ailes de la nuit, et Alen se laissait bercer par le crépuscule.

« Aleeeeeeeeeeeeen !!!!!!!!!!!!!!! »

La voix s’installa longuement dans les oreilles du jeune homme.

« Aleeeeeeeeeeeeen !!!!!!!!!!!!!!! »

La voix insistait. A moins que ce ne soit son écho qui retentissait encore.

Alen ouvrit lentement les yeux, cherchant du regard l’origine de cette voix gênante. Il baissa la tête, et aperçu une fille tout en bas de la grande corniche de pierre. Elle hurlait en remuant les bras, puis se mit à courir vers le chemin de la falaise. Cette fille le suivait partout depuis sa plus tendre enfance, il ne savait d’ailleurs plus à quand remontait leur première rencontre ; Mictilan était incorrigible, elle devait garder ce souvenir bien au chaud au fond de son cœur. Mictilan était incorrigible, mais c’était certainement pour ça qu’ils ne s’étaient pas séparés depuis tout ce temps. Certains appelaient ça l’Amitié, d’autres l’Amour, mais les deux adolescents n’éprouvaient pas l’envie d’apposer une définition sur leur relation. Ils étaient ensemble, simplement conscients que chacun d’eux était indispensable à l’autre.

Le calme régnait maintenant sur la capitale. Les pas pressés de la jeune fille résonnaient, rebondissant sur les toitures et les murs pour enfin parvenir jusqu’aux oreilles d’Alen ; il pouvait presque entendre son souffle haletant retentir. Quelques curieux se penchaient parfois timidement pour connaître la cause de tout ce raffut, et peinaient souvent à s’intéresser à l’adolescente fébrile. Mictilan aimait Alen de tout son cœur, et elle ne se gênait pas pour le faire savoir aux autres. Il s’était maintes fois imposé de la calmer lorsqu’elle se mettait à remuer dans tous les sens en criant son nom. Elle était le souffle bruyant qui dérangeait l’atmosphère sereine  de ce début de soirée, soulevant les draps tendus dans les rues ; à moins que ce ne soit simplement l’air froid qui commençait à se lever avec les premières noirceurs de la nuit.

La mer brûlait lentement, puis noircissait sous les lueurs descendantes de la nuit nouvelle. Là où le ciel joignait les flots, Alen sentait toujours cette présence qui l’appelait en silence. Malgré la distance et les années, cette voix n’avait jamais perdu de vigueur. Au contraire, elle semblait hurler de plus en plus fort, comme implorant sa présence au-delà de l’horizon, au-delà des fins-des-terres. Si Alen s’était senti aussi proche de Mictilan durant tout ce temps, c’était aussi parce que ce sentiment leur était commun. La jeune fille aux cheveux blonds le cachait certainement mieux que lui, mais elle était elle aussi dévorée par cet appel lointain qui résonnait du bout du monde. Tous deux savaient qu’à la première occasion qui se présenterait, ils sauteraient dans un navire pour parcourir le monde et apaiser cette détresse lointaine. Alors que le Soleil déposait ses derniers rayons sur la ville, Alen s’éveillait à ce qui l’émerveillait plus que tout au monde. Le rêve. Et Mictilan l’accompagnait éternellement dans ses songes.

« Je t’ai trouvé, Alen ! »

L’adolescente apparut brusquement derrière le garçon. Les yeux serrés, elle exhibait ses dents avec une fierté non dissimulée en serrant ses mains derrière son dos. Elle était toujours comme ça : souriante et insouciante, une fille du genre à se lancer sans réfléchir. Elle avait pour habitude de surmonter les problèmes qui s’opposaient à elle en fonçant tout droit, et la plupart du temps c’était une méthode efficace. Cela lui valut d’être très appréciée par ceux qui la côtoyaient, et Alen ne faisait pas exception à la règle. Comme un ange descendu du ciel, elle surgissait à chaque fois de nulle part pour lui offrir son large sourire. Si prévisible mais imprévisible à la fois, elle l’étonnait à chaque fois en trouvant une nouvelle manière de lui sauter au cou. Un jour elle avait même escaladé un arbre pour apparaître devant lui, mais elle lui était tombé dessus et s’était brisé le poignet. Pourtant, elle ne s’était même pas plaint et avait continué à sourire et répétant qu’elle se remettrai vite, et c’est ce qu’elle fit. Depuis ce jour, elle écrivit toujours un peu plus tordu que d’habitude, et transforma au fil du temps cette gêne en mignonne petite habitude dont elle se moquait elle-même. Ses petits cheveux flamboyants descendaient jusqu’à ses épaules tout en dévoilant envieusement sa nuque, lui caressant le cou du bout des pointes. Une petite frange glissait jusqu’à ses sourcils en respectant une symétrie parfaite gardée par quelques broches baladeuses gravées d’un des innombrables dieux antiques. La plupart étaient des reliques amassées par l’adolescente au cours de ses excursions près des ruines qui bordaient les falaises, et représentaient le dieu suprême d’Ilhua. Ekurea régnait sur les cieux et la lumière, et portait en son ventre Inti, le Soleil, enveloppé par son enveloppe de feu. La prophétie racontait que lorsque le grand œuf de feu éclorait, Inti descendrait sur le monde et donnerait naissance à un nouveau règne. Il ferait alors cinq enfants à Ixchel, déesse reine des mers qui s’étalaient jusqu’à l’horizon ; ces descendants règneraient sur la ville et feraient perdurer la paix du peuple d’Ilhua, c’est ainsi qu’est décrite la prophétie du Quatrième Règne, censée plonger la nation dans un âge d’or immuable. De nombreux recueils anciens datant du premier règne relataient l’histoire de la ville et de la civilisation Terrindenne, la plupart d’entre eux avaient été réunis par les sages et se trouvaient maintenant dans la grande bibliothèque d’Ilhua, dans un pièce secrète où seuls les plus grands savants pouvaient pénétrer. Alen était passionné par la mythologie de son peuple, et il lui avait toujours semblé que Mictilan rayonnait au cœur de ce dédale de contes et de légendes d’un autre temps.

Le Soleil versait ses derniers rayons sur la jeune fille, et Alen se perdait dans l’admiration de cette vision d’un autre temps. La douceur du crépuscule déposait une lueur éthérée sur le corps de la jeune fille, et sa courte robe brûlante dansait dans un ballet divin de vagues et de plis. Sa peau claire la transformait en déesse en l’affublant d’une aura de lumière tandis que ses cheveux couraient sur son visage comme l’herbe folle des grandes prairies d’Enthen.  Mictilan ouvrit doucement les yeux en laissant échapper leur flot écarlate sur son compagnon. Ils étaient rouge sang. La lumière s’envola subitement.

« Partons, avant que la nuit ne nous dévore. »

« Elle ne nous laissera aucun répit. Allons-y, fuyons n’importe-où sauf ici. »

Sa voix avait changé. Elle avait délaissé ce côté enjoué et léger pour laisser place à un ton plus grave. Elle était étonnamment douce, mais empreinte d’une incroyable aura et d’une dureté troublante. La jeune fille aux cheveux d’or ne souriait plus, le vent avait cessé de souffler. Ses yeux percés par une insondable impression de douleur tentaient de fixer l’adolescent tout en étant dévorés par les derniers rayons du jour… Non, Alen en était maintenant certain ; ces yeux ne le fixaient pas, ils étaient perdus dans l’horizon noirci du crépuscule. Luisants, ils reflétaient les éclats funestes de l’océan qui s’étendait à perte de vue. La chaleur quitta peu à peu les murs de la ville, lentement grignotés par la nuit. Ilhua entrait dans un sommeil solennel, laissant place aux premières étoiles qui persécutaient les cieux. Comme un rêve qui n’aurait eu la force d’être éternel, le jour céda place aux bras languissants de la dame nocturne. L’ultime frontière entre l’ombre et la lumière grimpait lentement sur le visage de Mictilan, et la pénombre couvrit totalement la jeune femme. Elle ferma les yeux à nouveau, et un sourire s’étendit sur son visage comme pour accueillir les ténèbres naissantes.

« Suis-moi, Alen, il faut que nous partions immédiatement ! »

Cette fois, elle regardait bien Alen, ses iris orangés avaient retrouvé leur chaleur originelle, mais semblaient guidés par une peur qu’il n’avait jamais pressenti auparavant. Mictilan sauta sur l’adolescent en lui prenant la main, et se mit à courir vers le labyrinthe de ruelles en le tirant de toutes ses forces. Les pas des deux adolescents retentirent un moment avant que la ville ne retrouve complètement son silence. Comme attendant le repos solennel des lieux, la nuit acheva alors sa tâche funeste et plongea la capitale dans un impénétrable linceul noir noyé d’obsidienne.

Une nuit, alors qu’il n’était pas parvenu à trouver le sommeil, Alen avait surpris son amie aux abords des longues plages qui bordaient la mer aux pieds d’Ilhua. D’habitude si dorées et chaudes, leur couleur s’était tentée d’argent sous la triste silhouette des nuages qui portaient la lune maîtresse. Alors que seul le remous incessant des vagues troublait le calme de l’obscurité, quelques gouttes tombaient en formant des cercles parfaits sur le sable du rivage. Bercée par le chant de l’océan, Mictilan était assise près de la marée. Depuis les bordures de grès, Alen entendait ses lamentations se perdre dans la nuit. Elle pleurait à chaudes larmes, serrant la tête entre ses jambes. Jamais il ne l’avait vu pleurer, l’idée même quelle puisse éprouver de la tristesse ne lui avait pas une seule fois effleuré l’esprit jusqu’alors. Incapable de comprendre ses larmes, et furieux qu’elle ne se soit pas ouverte à lui, il fit demi-tour et retourna se terrer dans ses draps. Alen ne dormit pas de la nuit, et les jours qui suivirent il évita la jeune fille sans qu’elle comprenne vraiment pourquoi. Même aujourd’hui, après plusieurs années écoulées, il ne lui avait jamais dit qu’il l’avait vue cette nuit-là. Le cœur à demi fendu, il garda à jamais l’impression d’avoir découvert sa seule faiblesse. Il la regardait depuis lors plus tendrement que d’habitude, sans même qu’elle en ait conscience. Et peut-être que lui non plus n’en avait pas vraiment conscience.

Le Soleil s’était couché depuis un moment maintenant. Alen et Mictilan étaient rentrés dans leur foyer, retrouver des proches toujours aussi éloignés de leur famille. Le père de Mictilan avait rejoint les rangs des armées impériales depuis des années, il bénéficiait aujourd’hui d’une renommée légendaire en devenant en très peu de temps un des principaux généraux de l’empire Terrinde. Sa femme n’avait jamais accepté cet abandon et éleva son unique fille seule, refusant rejoindre son mari dans les cités impériales du centre du continent magrès les nombreuses propositions qu’il lui fit parvenir. Il avait certainement mis de côté sa famille à l’heure actuelle, corrompu par le désir de pouvoir qui avait peu à peu envahi son âme. Mictilan n’en parlait jamais, préférant croire qu’il n’avait jamais existé. La père d’Alen, quand à lui, était un des plus riches marchands d’Ilhua, et passait ses journées dans les grands marchés du Sud de la ville, espérant que ses fils reprendraient le flambeau lorsqu’il ne serait plus capable de faire des affaires. La mère d’Alen travaillait autrefois dans les rouages du gouvernement d’Ilhua, elle était morte il y a longtemps en laissant derrière elle deux nourrissons et un mari aimant. Le père d’Alen se voua définitivement au commerce, délaissant par la même occasion ses fils qui passèrent la majeure partie de leur enfance à vagabonder dans les rues de la cité. C’est le vide relationnel créé par le manque respectif d’un de leur parent qui avait rapproché Alen et Mictilan au fil du temps, les liant pour l’éternité. Du moins c’est ce dont il était persuadé. Les murs jaunes de la cité scintillaient encore près de la lucarne de la chambre de l’adolescent. Etendu sur sa couche, il ne pouvait s’empêcher de penser aux pleurs de la jeune fille, et aux brusques changements dans son regard. Il s’endormit avec l’idée, lui dévorant le cœur, que s’il avait été là pour elle, si des années auparavant il avait été assez fort pour aller la réconforter et lui redonner le sourire, elle n’aurait jamais sombré dans les ténèbres qui brûlaient aujourd’hui ses ailes et la rendaient de plus en plus seule.

Lui aussi, il se sentait de plus en plus seul.


~<O>~


La grande salle du conseil était presque vide, les rares sages qui avaient daigné participer à la réunion toussotaient avec hésitation, se demandant s’ils devaient rester là à attendre pendant des heures ou partir pour s’adonner à des occupations quotidiennes bien plus rafraîchissantes. D’autres s’étaient endormis sur les banquettes de l’immense amphithéâtre en cherchant un endroit où faire la sieste un peu plus tôt dans l’après-midi, leurs ronflements bruyants résonnant d’un bout à l’autre de la salle. Mais c’était ceux qui attendaient, stoïques, qui éveillaient l’intérêt de ces réunions. Tels des statues de pierre, avec patience et dissertation, ils s’apprêtaient à déverser leur flot de paroles sous le dôme de la bâtisse. Loin d’être les plus gradés, ils incarnaient la sagesse d’Ilhua, et tenaient les ficelles à leur manière, agissant dans l’ombre en remuant les marionnettes passives qui gouvernaient la cité. Les membres les plus influents du conseil des sages savaient très bien qu’ils avaient le pouvoir sur leurs supérieurs corrompus, laxistes ou assouvis, et régnaient en maîtres sur la cité entière. Les sages taciturnes tenaient fermement la ville dans leurs paumes, et jubilaient en silence lorsque les décisions les plus importantes devaient être prises.

Des pas graves retentirent sur le marbre tout en bas de l'hémicycle, résonnant dans l’immense pièce du conseil des sages, jusqu’à se perdre dans le toit de l’édifice ancestral. Un vieil homme chauve avança péniblement jusqu’au centre de la scène. Sa grande toque traînait derrière lui, déposant un sillage sableux sur son passage que des esclaves s’empressaient de balayer avant de disparaître. Le silence s’était brusquement imposé dans la salle, et un grognement rauque fit taire les derniers bavards. Le visage du vieux sage était modelé par les âges, arborant plus de courbes et de plis que ne pourraient en exposer une peinture murale. Ses yeux étaient plissés à un point qu’on ne pouvait distinguer le sens de son regard, et chaque lobe de ses oreilles traînait presque sur ses épaules, fixé à un grand anneau doré. La mante de l’ancêtre était couverte de glyphes diverses de haut en bas ; chacune d’entre elle devant le protéger des sortilèges et de la fatalité. Leur efficacité n’était plus à prouver puisque le vieux sage vivait ses trois cent printemps, et tenait toujours debout même si l’éloquence lui faisait parfois défaut. Trois autres esclaves poussèrent péniblement un appareil étrange affublé d’un globe blanc jusqu’au centre de l’arène, puis ils repartirent discrètement dans l’ombre une fois leur tâche accomplie. Le vieillard fit quelques pas jusqu’à l'appareil, puis prononça quelques mots indiscernables. La sphère blanche s’illumina, puis dévoila un immense enchevêtrement de constellations et de nébuleuses flottantes au dessus des estrades. Un incroyable ballet céleste s’élevait sous les yeux du conseil, lassé par la beauté d’un spectacle auquel il assistait chaque nuit depuis des siècles. Seuls quelques anciens fixaient la scène avec attention, fronçant gravement les sourcils face à l’appel imminent de leur destinée. De celle de toute la ville, et peut-être même de celle du monde entier. Conscients de leur rôle à jouer dans l’avenir du tout dont ils étaient devenu centre, les sages les plus froids accueillirent un rictus placide sur leur visage pétrifié.

Des lignes imaginaires relièrent les étoiles comme un immense tissu brodé autour du halo blanc, se joignant toutes pour dessiner un ensemble de constellations diverses et fantastiques. Au milieu de la toile céleste, un point s’embrasa subitement, balayant toutes les constellations d’une lumière aveuglante pour faire place à un immense enchevêtrement de nébuleuses et d’étoiles qui s’étalèrent dans l’immense salle. Une subtile et lointaine vision de l’univers flottait sous les yeux du conseil des sages. Le vieux pontife se tourna vers l’assemblée, éclairé par la lumière de la voûte artificielle. Ses lèvres tremblantes s’ouvrirent lentement, laissant échapper des paroles presque inaudibles, mais qui retinrent l’attention des sages les plus aguerris du conseil comme celle du reste de l’assemblée.

« Mictanteculthi. Cet enfant est la clé de l’âge d’or. »

« Les fils du Ciel approchent. Demain sera un jour décisif pour nous tous. »


Publié dans Créations

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clive 28/08/2007 22:14

je vais lire des que j'ai le temps.(hs) ces temps si quand je met le code de trois lettres pourquoi j'appuie sur les deux fleches tournoyantes au lieu de "publier ce commentaire"? ^^'